Ig Nobel 2026 : urinoirs sans éclaboussures et 1 000 slips enterrés récompensés

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Les Ig Nobel 2026, ces prix qui font d’abord rire puis réfléchir, ont été remis jeudi à Zurich, en Suisse, une grande première hors des États-Unis. Parmi les dix lauréats : une équipe internationale qui a conçu un urinoir anti-éclaboussures grâce à la physique, et des chercheurs suisses, néerlandais et allemands qui ont enterré 1 000 slips identiques pour évaluer la santé des sols.

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L’essentiel

  • La cérémonie 2026 des Ig Nobel s’est tenue à Zurich, une première hors des États-Unis
  • Le prix de physique récompense un urinoir conçu pour ne plus éclabousser
  • Le prix de science des sols a nécessité l’enfouissement de 1 000 sous-vêtements dans plus de 25 pays
  • Dix catégories récompensées cette année, du lait de cafard au flair des nourrissons

Organisés depuis 1991 par le magazine américain Annals of Improbable Research, les Ig Nobel distinguent des études bien réelles, publiées dans des revues sérieuses, mais dont l’objet prête d’abord à sourire.

Un urinoir pensé pour ne plus déborder

Le prix de physique récompense les chercheurs Randy Hurd, Zhao Pan, Tadd Truscott et Kaveeshan Thurairajah, entre Canada, États-Unis, Chine et Arabie saoudite.

Leur travail : des équations différentielles pour repenser la forme des urinoirs et limiter au maximum les projections au sol.

Mille slips enfouis pour ausculter les sols

Le prix de science des sols va à une équipe suisse, néerlandaise et allemande, menée par Franz Bender et Marcel van der Heijden.

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Leur protocole : enterrer 1 000 paires de sous-vêtements en coton identiques dans plus de 25 pays pendant deux mois, avec l’aide d’environ 1 200 bénévoles.

Plus le tissu se décompose vite, plus le sol est jugé riche en vie microbienne — une méthode déjà connue des agronomes, testée ici à grande échelle.

D’autres travaux tout aussi loufoques

Le jury a aussi salué une étude sur le lait de cafard, trois fois plus énergétique que celui de la vache, et une autre sur les déclencheurs des morsures de serpents venimeux.

Une reconnaissance bien plus décontractée que celle qui entoure d’ordinaire les mathématiciens récompensés par la médaille Fields, mais tout aussi sérieuse sur le fond.

Le goût pour l’insolite venu du monde scientifique ou municipal ne faiblit pas : il y a quelques jours à peine, un maire de la Loire tentait d’interdire aux moustiques tigres de survoler sa commune, avec le même mélange d’application scrupuleuse et d’absurde assumé.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.