Sept semaines après son entrée en vigueur, le nouveau congé supplémentaire de naissance rencontre un succès qui dépasse les prévisions du gouvernement. Plus de 86 000 demandes avaient été enregistrées au 12 août 2026, a révélé ce jeudi la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist dans un entretien au Figaro.
En vigueur depuis le 1er juillet, ce dispositif prévu par le budget de la Sécurité sociale offre à chaque parent un ou deux mois de congé indemnisé, en complément des congés maternité et paternité. Il est rémunéré à 70 % du salaire net le premier mois, puis à 60 %, et s’ouvre à tous les parents actifs, salariés du privé, agents publics ou indépendants. Pour les naissances intervenues au premier semestre 2026, le droit est rétroactif jusqu’en avril 2027.
Interrogée sur les délais de versement pointés par plusieurs associations familiales, Stéphanie Rist a assuré que le ministère ne constatait « pas d’anomalies » et défendu « une promesse tenue » malgré des débuts administratifs sous tension. L’objectif affiché reste inchangé : soutenir les familles et amorcer un redressement de la natalité française.















