La dette publique des États-Unis a franchi pour la première fois la barre des 40 000 milliards de dollars, rapportent plusieurs médias ce jeudi. Le taux d’emprunt à long terme du Trésor américain a grimpé à son plus haut niveau depuis 2007, porté par les dépenses massives consacrées à l’intelligence artificielle et à la défense.
Le déficit fédéral, alourdi par les dépenses de santé, les baisses d’impôts et l’effort militaire, atteindrait désormais 6 à 7 % du produit intérieur brut, contre 3 à 4 % il y a quelques années. La dette représente environ 125 % du PIB américain, plus du double de son niveau d’avant la crise financière de 2008.
Le Trésor tente de rassurer les marchés
Washington a annoncé un élargissement de ses rachats d’obligations à long terme à compter de septembre, une mesure censée calmer des investisseurs inquiets de l’ampleur des besoins de financement. Une nervosité qui n’épargne pas la France, où le taux d’emprunt à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2008.
Ce climat de tension sur les taux intervient alors que Washington multiplie les fronts économiques, avec notamment une offensive économique inédite lancée contre l’Iran.
















