Le taux d’emprunt à dix ans de la France a grimpé à 4,10 % mardi, son plus haut niveau depuis novembre 2008. Cette hausse renchérit directement le coût de la dette publique pour l’État.
Les obligations à trente ans suivent la même trajectoire, à 4,90 %, un sommet inédit depuis 2008 elles aussi. Cette remontée s’explique par les tensions persistantes au Moyen-Orient, qui maintiennent les prix du pétrole à un niveau élevé, et par des pressions inflationnistes durables dans les grandes économies.
Une facture qui s’alourdit pour l’État
Selon l’Agence France Trésor, la charge budgétaire de la dette publique est désormais attendue à 59,3 milliards d’euros pour 2026. Le ratio de dette du pays atteignait déjà 117,5 % du PIB au premier trimestre, d’après l’Insee.
Le besoin de financement de l’État grimpe ainsi à 305,7 milliards d’euros cette année, dans un climat déjà marqué par un repli de la Bourse de Paris plombée par Worldline et Kering.
Une pression qui s’ajoute à l’accélération de l’inflation à 2,1 % en juillet et qui devrait peser sur les prochains arbitrages budgétaires.
















