Le Sénat adopte ce lundi 29 juin le texte de loi visant à freiner l’ultra fast fashion. Après le vote unanime de 338 députés à l’Assemblée nationale le 24 juin, le texte finalise son parcours législatif, faisant de la France pionnière en Europe sur ce dossier.
Le texte cible les plateformes comme Shein et Temu, caractérisées par deux critères combinés : l’ampleur de leurs gammes de produits et leurs pratiques promotionnelles agressives. La rapporteure du texte, Anne-Cécile Violland (Horizons), a rappelé que le secteur textile représente près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Un texte moins ambitieux qu’attendu
Les groupes de gauche se sont largement abstenus, estimant le texte affaibli par rapport à la version initiale adoptée deux ans plus tôt. Malgré ces critiques, la loi instaure des mécanismes concrets de malus environnemental pour les articles les moins durables.
Cette adoption s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des préoccupations économiques et écologiques autour de la mode jetable, un débat qui dépasse les seules questions de pouvoir d’achat et touche à la souveraineté industrielle française.
