Jean Messiha est visé par une plainte pour abus de confiance. La veuve d’un agent pénitentiaire tué lors de l’évasion de Mohamed Amra l’accuse d’avoir empoché plus de 40 000 euros d’une collecte qu’il avait lui-même lancée pour les familles des victimes. L’homme politique dément et met en cause une erreur de la plateforme GoFundMe.
Une cagnotte pour les victimes, des virements vers son compte
Le 14 mai 2024, l’attaque d’un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville, dans l’Eure, coûtait la vie aux agents Fabrice Moello et Arnaud Garcia. Face à l’émotion suscitée par ce drame, Jean Messiha avait lancé une cagnotte sur GoFundMe pour venir en aide aux familles des défunts.
Aucun centime ne leur est finalement parvenu. La veuve du capitaine Fabrice Moello, Sandrine Le Hay Moello, a déposé plainte le 21 mai auprès du tribunal judiciaire de Paris, selon les informations du Parisien.
La plainte vise Jean Messiha pour abus de confiance. GoFundMe a confirmé que le créateur d’une collecte dispose techniquement de la capacité à retirer les fonds. Selon GoFundMe, la plateforme aurait identifié plusieurs virements effectués vers les comptes bancaires de Jean Messiha entre mai 2024 et juin 2025, pour un total qui dépasserait 40 000 euros.
Jean Messiha dément et contre-attaque
Sur le réseau social X, Jean Messiha a réagi avec stupéfaction. Dans un message publié ce 26 mai, il affirme n’avoir jamais été bénéficiaire de la cagnotte ni avoir demandé à l’être.
Il met en cause une erreur interne de GoFundMe, estimant que la plateforme aurait confondu son compte avec celui des bénéficiaires désignés. Son avocat, Maître Gérald Pandelon, a déposé plainte contre GoFundMe. Jean Messiha promet que l’intégralité des sommes sera restituée aux familles.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Ce n’est pas la première fois que Jean Messiha se retrouve au cœur d’une polémique liée à une cagnotte : après la mort de Nahel en juin 2023, une enquête pour escroquerie avait été ouverte concernant une collecte similaire pour le policier mis en examen, avant d’être classée sans suite.
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