Un sondage Ipsos pour La Tribune Dimanche, publié en mai 2026, dresse un tableau sombre de l’état d’esprit des Français. Neuf sur dix se montrent pessimistes sur l’économie nationale, et 60% déclarent vivre des difficultés financières au quotidien.
Les chiffres sont éloquents. 91% des Français se disent pessimistes sur la situation économique du pays — une hausse de 3 points par rapport à février 2026. Sur l’économie mondiale, le sentiment est encore plus sombre : 88% des sondés anticipent une dégradation, soit 6 points de plus qu’en début d’année.
Le pouvoir d’achat reste la première préoccupation des Français, cité par 49% des répondants. La pérennité du système social (41%, +3 points) et le niveau de la dette publique (30%, +5 points) complètent le podium des inquiétudes. 84% s’attendent à une détérioration du pouvoir d’achat, 83% à une aggravation de l’inflation.
Bardella et Le Pen dominent la course à l’Élysée
À moins d’un an de la présidentielle 2027, ce climat économique pèse sur les intentions politiques. Selon le baromètre Ipsos, Jordan Bardella arrive en tête des personnalités dont une éventuelle accession à l’Élysée susciterait la plus grande satisfaction, avec 34%.
Marine Le Pen le suit de près à 33%. Une domination du Rassemblement national dans les intentions qui illustre la défiance croissante envers les partis traditionnels. Bardella, habitué à capitaliser sur les crispations sociales, consolide ainsi son statut de favori pour l’élection présidentielle.
Ce baromètre confirme que l’angoisse économique s’impose comme le déterminant central du vote en Europe, à l’image des scrutins récents au Royaume-Uni. Le contexte de tension sur les prix et l’emploi pourrait durablement redessiner le paysage politique avant 2027.
