Aziraphale et Crowley referment la porte. Diffusé ce mercredi 13 mai 2026 sur Prime Video, le troisième chapitre de Good Omens n’est pas une saison classique : un seul épisode de 90 minutes pour conclure l’histoire, après les accusations d’agressions sexuelles visant Neil Gaiman.
Initialement annoncée sous la forme d’une saison complète de six épisodes, la suite de Good Omens a été drastiquement réduite. Prime Video a finalement opté pour une conclusion ramassée en 90 minutes, disponible depuis ce mercredi matin à 9 heures, heure de Paris. Une décision qui acte la fin de la série, et qui referme l’adaptation télévisée du roman cosigné par Terry Pratchett et Neil Gaiman.
Un final sans Neil Gaiman aux commandes
Le scénario du dernier chapitre porte encore la trace de Neil Gaiman, crédité comme co-auteur, mais l’écrivain britannique n’a pas pris part à la production. Sa société Blank Corporation s’est retirée du projet, dans le sillage des accusations d’agressions sexuelles formulées contre lui à partir d’octobre 2024. Les scénaristes Michael Marshall Smith et Peter Atkins ont repris le travail là où il s’était arrêté, pour livrer une version compactée d’un récit pensé au départ pour respirer sur plusieurs heures.
Sur scène, on retrouve Michael Sheen dans le rôle de l’ange Aziraphale et David Tennant dans celui du démon Crowley. Leur duo reste l’âme de la série depuis 2019, et leur alchimie traverse intacte ce final. L’histoire reprend des années après la fin de la deuxième saison : Aziraphale, désormais installé au Paradis, doit superviser la Seconde Venue. Lorsque Jésus disparaît à la veille de ce grand retour, il n’a d’autre choix que de demander de l’aide à son vieil ami démon.
Une conclusion douce-amère pour les fans
Les premières critiques internationales saluent l’interprétation toujours impeccable des deux acteurs, mais soulignent la frustration d’un format aussi court. Selon Inverse, le récit doit trop sacrifier en 90 minutes pour égaler les saisons précédentes. Le site Gizmodo évoque, de son côté, un adieu qui sonne étrange, prononcé sans son créateur. Le ton oscille entre humour absurde et mélancolie, fidèle à l’esprit de Terry Pratchett, mais l’ampleur narrative manque parfois à l’appel.
Ce final s’inscrit dans une saison riche en clôtures de séries phares : Prime Video et Netflix multiplient les épilogues, à l’image de la fin annoncée de The Night Agent à la saison 4 ou des dernières heures de The Bear, prévues pour le 25 juin. Pour Aziraphale et Crowley, l’histoire s’arrête là, sur une dernière conversation qui pèsera longtemps pour les fans du duo le plus improbable du streaming.
