L’armée israélienne a frappé plusieurs localités du sud du Liban samedi matin, tuant dix personnes dont un enfant et deux femmes, à peine une heure après avoir lancé des appels urgents à l’évacuation de neuf villages.
Les frappes ont commencé aux alentours de 7h10 (6h10, heure de Paris), peu après que le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a publié une liste de neuf localités — dont Qaaqaïyet El-Jisr, Adchit El-Chqif, Jebchit et Harouf — en leur ordonnant de s’éloigner d’au moins 1 000 mètres. Selon Paris Match et France 24, dix personnes ont été tuées, parmi lesquelles un enfant et deux femmes.
Ces frappes surviennent malgré le cessez-le-feu conclu le 17 avril entre Israël et le Liban. L’armée israélienne les justifie en accusant le Hezbollah de violations répétées de la trêve. Depuis le début du conflit au printemps, les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2 750 morts et plus d’un million de déplacés, selon le dernier bilan du ministère de la Santé libanais. En 24 heures, l’armée israélienne affirme avoir ciblé plus de 85 sites du Hezbollah.
Le Hezbollah a riposté en tirant des missiles sur des bases militaires dans le nord d’Israël, déclenchant des alertes antiaériennes jusqu’aux abords de Haïfa. L’armée de l’air israélienne a précisé avoir intercepté plusieurs tirs, d’autres projectiles étant retombés en terrain découvert.
