Marine Tondelier, cheffe des Écologistes et candidate déclarée à la présidentielle de 2027, a annoncé ce lundi être enceinte de trois mois. Une nouvelle racontée dans les pages du magazine Elle, au bout d’un chemin parsemé de fausses couches et d’échecs en PMA.
Une grossesse surprise après des années d’épreuves
La dirigeante écologiste avait gardé le secret depuis janvier. « Depuis janvier, j’avais l’impression de mener une double vie », confie-t-elle. C’est un soulagement pour elle de pouvoir l’annoncer aujourd’hui.
Le parcours n’a pas été simple. Marine Tondelier avait fait une première fausse couche peu après son élection à la tête du parti en 2022. Un moment décrit comme « très violent », dont elle n’avait parlé à personne pour ne pas attrister son entourage.
Puis elle et son compagnon se sont lancés dans un parcours de procréation médicalement assistée. Plusieurs tentatives infructueuses, une FIV entamée la semaine même de la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, puis une nouvelle grossesse qui « n’irait pas au bout ». Des semaines qu’elle qualifie de « très difficiles ».
Un « bébé miracle » conçu le 25 décembre
Le couple avait finalement mis le projet en pause. Et c’est là que la surprise est arrivée. « Un bébé miracle, comme on dit », sourit-elle.
La date de conception, révélée lors de l’échographie de datation, ne manque pas de symbolisme : le 25 décembre. « Ça ne s’invente pas ! », s’exclame-t-elle avec humour.
Déjà mère d’un garçon, la secrétaire nationale des Écologistes, âgée de 39 ans, voit dans ce parcours un message d’espoir. « Il y a de l’espoir pour toutes les personnes confrontées à l’échec, et je veux leur dire : vous n’êtes pas seules. »
Une campagne menée enceinte, et un appel à réformer la PMA
Marine Tondelier n’a pas caché que mener les élections municipales avec un ventre qui s’arrondissait avait été « sportif ». Elle a conduit la campagne en gardant pour elle cette grossesse, gérant en parallèle les turbulences internes à son parti.
Car les résultats des municipales ont ravivé des tensions chez les Écologistes. Un courant minoritaire, porté par le député Jérémie Iordanoff, réclame un bilan de la « lourde défaite » et demande la convocation d’un Conseil fédéral extraordinaire. Marine Tondelier avait remporté la primaire interne des Écologistes en décembre avec 86 % des voix pour représenter son parti à la primaire de la gauche.
Sur le fond, la candidate en profite pour plaider pour une évolution législative : autoriser l’analyse des embryons avant insémination, dans un cadre encadré, comme cela se pratique dans d’autres pays européens. Une mesure actuellement interdite en France, mais qui permettrait, selon elle, d’éviter l’implantation d’embryons non viables — souvent porteurs d’anomalies chromosomiques liées à l’âge.
Elle appelle ainsi à une réforme concrète du cadre légal de la PMA en France, un sujet qu’elle connaît désormais de l’intérieur.

