
Le tribunal administratif d’Orléans a condamné l’État à verser une indemnisation moyenne de 800 euros aux familles de lycéens du lycée Léonard de Vinci à Amboise. Cette décision fait suite à l’absence prolongée, sans remplacement, d’un professeur de français durant près de six mois lors de l’année scolaire 2022-2023.
Cette situation a fortement pénalisé les élèves concernés, privés de 58 heures de cours, et généré une vive inquiétude chez leurs parents.
L’indemnisation accordée aux familles se répartit comme suit :
Ce jugement est une première en France, car il reconnaît officiellement l’impact émotionnel et les inégalités scolaires engendrées par l’absence d’un enseignant.
L’absence de ce professeur a été particulièrement préoccupante pour les élèves de seconde, qui préparent les épreuves anticipées du baccalauréat. Certains parents ont dû financer des cours particuliers pour compenser ce manque, accentuant ainsi les inégalités scolaires.
Sébastien Boishult, l’un des parents plaignants, souligne que tous les élèves n’ont pas les mêmes moyens pour rattraper leur retard, ce qui renforce les disparités au sein du système éducatif.
Cette condamnation de l’État pourrait ouvrir la voie à d’autres recours en justice pour des situations similaires. L’avocate Me Joyce Pitcher, représentant le collectif #OnVeutDesProfs, estime que cette décision envoie un message fort aux autorités :
“Les tribunaux prennent la mesure du problème et cherchent à faire réagir l’État.”
Le 18 mars prochain, le tribunal administratif de Paris examinera 13 nouveaux dossiers similaires, témoignant de l’ampleur croissante du problème au sein de l’Éducation nationale.
L’État a été reconnu responsable de l’absence prolongée d’un professeur non remplacé, ce qui a causé un préjudice moral et financier aux élèves et à leurs familles.
Les familles des lycéens du lycée Léonard de Vinci d’Amboise, touchées par cette absence prolongée, ont obtenu en moyenne 800 euros d’indemnisation.
Oui, cette condamnation pourrait faire jurisprudence, ouvrant la voie à d’autres recours pour des situations similaires dans d’autres lycées et collèges.
Le tribunal administratif de Paris étudiera 13 nouvelles plaintes le 18 mars prochain, ce qui pourrait entraîner de nouvelles indemnisations pour d’autres familles.






