Chaque année, la taxe foncière fait l’objet d’une revalorisation automatique et, parfois, d’une hausse des taux communaux. En 2026, les propriétaires doivent anticiper l’avis d’imposition de l’automne — et connaître leurs droits face à des factures qui s’alourdissent.
La taxe foncière est due par tous les propriétaires d’un bien immobilier au 1er janvier de l’année. Elle se calcule sur la valeur locative cadastrale du logement, revalorisée chaque année selon l’inflation. À cette base nationale s’ajoutent les taux votés par votre commune, intercommunalité et département — ce qui explique les fortes disparités d’une ville à l’autre.
Pourquoi la taxe augmente-t-elle ?
Deux leviers expliquent les hausses répétées. Le premier est automatique : la valeur locative cadastrale est revalorisée chaque année au niveau national. En 2023, cette hausse avait atteint +7,1 %, un record. En 2024, elle était de +3,9 %. Le second levier est local : les collectivités peuvent voter leur propre hausse de taux. Paris avait ainsi relevé le sien de 52 % en 2023, illustrant la liberté dont disposent les communes. Résultat : depuis trois ans, la facture a sensiblement alourdi le budget de nombreux propriétaires.
Qui peut être exonéré ?
Plusieurs catégories de contribuables bénéficient d’une exonération totale ou d’un dégrèvement :
- Les personnes âgées de plus de 75 ans, sous conditions de revenus
- Les titulaires de l’AAH (Allocation aux adultes handicapés)
- Les bénéficiaires de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées)
- Les propriétaires dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds
Ces exonérations sont en principe accordées automatiquement, mais vérifiez votre avis chaque automne. Si vous remplissez les conditions sans en avoir bénéficié, signalez-le à votre Centre des finances publiques. Certaines communes accordent également des exonérations temporaires après des travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov’.
Comment contester sa taxe foncière ?
Si la valeur locative cadastrale de votre bien vous semble surévaluée — surface mal comptée, logement dégradé, erreur de classement — vous pouvez déposer une réclamation en ligne sur impots.gouv.fr. Le délai court jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement. En cas d’erreur avérée, le dégrèvement peut être accordé rétroactivement.
Pour ne pas être surpris, consultez votre avis en avant-première dès septembre dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr. Et si vous envisagez un achat immobilier, pensez à intégrer la taxe foncière dans votre budget annuel : elle peut dépasser 2 000 € dans certaines grandes villes. Renseignez-vous aussi sur le PTZ 2026, qui peut alléger votre financement si vous êtes primo-accédant.








