Le coup d'envoi est donné ce mercredi matin pour quatre semaines de promotions massives sur fond de stocks invendus records.
Un calendrier à deux vitesses
La chasse aux bonnes affaires est officiellement ouverte.
Depuis ce mercredi 7 janvier à 8 heures, la majorité des commerçants de l'Hexagone affichent leurs prix barrés pour une période légale de quatre semaines, jusqu'au mardi 3 février inclus. Cette fenêtre de tir concerne aussi bien les boutiques physiques que les géants du e-commerce, soumis aux mêmes règles strictes du Code de commerce.
Mais certains ont déjà pris de l'avance.
En Lorraine, les départements de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges ont lancé les hostilités dès le 2 janvier pour contrer la concurrence luxembourgeoise. La Guadeloupe a suivi le 3 janvier, tandis que les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon devront patienter jusqu'au 21 janvier pour profiter de leurs propres réductions.
Des stocks qui débordent
Les commerçants n'ont plus le choix.
Après un mois de décembre 2025 jugé décevant par les fédérations du commerce, les réserves de manteaux et de vêtements d'hiver saturent les arrière-boutiques. L'Alliance du Commerce confirme que la météo clémente de la fin d'année et le pouvoir d'achat en berne ont freiné les achats festifs, obligeant les enseignes à frapper fort d'entrée de jeu.
Attendez-vous à des démarques agressives.
Dès la première semaine, des rabais de -40 % voire -50 % devraient fleurir sur les étiquettes pour libérer de la trésorerie rapidement. C'est une aubaine pour les consommateurs, mais une nécessité vitale pour des détaillants qui jouent une partie de leur chiffre d'affaires annuel sur ce mois de janvier.
Vos droits ne sont pas soldés
Un panneau "ni repris, ni échangé" n'a aucune valeur légale en cas de défaut.
La loi est formelle : un article soldé bénéficie exactement des mêmes garanties de conformité et de vices cachés qu'un produit vendu au prix fort. Si le grille-pain tombe en panne ou si la couture du pull lâche au premier lavage, le vendeur doit réparer, remplacer ou rembourser sans discuter.
La règle change si vous changez simplement d'avis.
Dans ce cas précis, le magasin physique n'a aucune obligation de reprendre l'article, sauf s'il affiche une politique commerciale plus souple à titre de geste client. Sur Internet, la donne est différente : vous disposez toujours d'un délai de rétractation incompressible de 14 jours, soldes ou pas.
La stratégie du panier
Ne vous jetez pas sur la première étiquette rouge venue.
Pour éviter les fausses promotions, vérifiez le prix de référence qui doit obligatoirement être le plus bas pratiqué par le vendeur au cours des 30 derniers jours. De nombreux comparateurs en ligne permettent aujourd'hui de traquer l'historique des prix d'un produit pour s'assurer que la remise est réelle et non gonflée artificiellement avant le jour J.
La patience peut parfois payer, mais le risque de rupture de stock est réel cette année.
