L’influenceur Amine Mojito jugé à Paris pour une mise en scène controversée avec une seringue

Soupçonné d’avoir effrayé des passants à l’aide d’une seringue durant la Fête de la musique, l’influenceur Amine Mojito comparaît devant la justice pour avoir diffusé des vidéos jugées attentatoires à la dignité des personnes filmées.

Une mise en scène filmée qui interroge la frontière entre divertissement et atteinte à l’intégrité

Des vidéos virales tournées pendant la Fête de la musique

Les faits remontent à la nuit du 20 au 21 juin 2025, à Paris. L’influenceur, identifié sous le pseudonyme Amine Mojito mais connu à l’état civil sous le nom d’Ilan M., aurait simulé des piqûres à l’aide d’une seringue, alors qu’il circulait parmi la foule, déguisé en Inspecteur Gadget. Les séquences, diffusées sur TikTok et X, visaient à susciter des réactions de surprise ou d’effroi chez les passants.

Des gestes sans contact physique avéré

L’enquête a révélé qu’aucune injection réelle n’aurait eu lieu. Selon les observations des forces de l’ordre, le capuchon de la seringue serait resté en place durant les vidéos. Les policiers, qui ont perquisitionné le domicile du suspect à Créteil le 26 juin, précisent n’avoir trouvé aucun contenu incriminant sur son téléphone. Les chefs d’accusation initiaux — administration de substance nuisible et violence en réunion — ont finalement été écartés.

Une comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris

Des antécédents judiciaires lourds

Lors de l’audience ce vendredi, le parquet a souligné les précédentes condamnations d’Ilan M., notamment pour violences aggravées, agression sexuelle, et participation à la diffusion de contenus violents en ligne. Le procureur a requis une incarcération immédiate, dénonçant une « pression numérique » exercée par certains influenceurs à travers des actions perçues comme des agressions.

Une défense centrée sur la nature du canular

L’avocat de l’influenceur, Me Nabil El Ouchikli, plaide la disproportion des poursuites. Il insiste sur l’absence de blessés et rappelle que l’intention première était de provoquer un choc visuel dans un but prétendument préventif, pour alerter sur les risques réels de piqûres anonymes. Il dénonce une réaction excessive alimentée par l’emballement médiatique autour de l’affaire.

Un débat autour de la responsabilité des influenceurs

Un profil socialement instable

Âgé de 27 ans, le mis en cause affirme gérer une société de production musicale, sans fournir de précisions. Officiellement sans emploi, il bénéficie du RSA, de l’aide au logement et serait hébergé chez son père. Interrogé sur les revenus générés via ses contenus en ligne, il est resté évasif.

Un précédent inquiétant dans la rue

Le parquet a rappelé d’anciens agissements de l’influenceur, notamment une vidéo tournée à Bordeaux où il frappait des passantes avec une ceinture après les avoir recouvertes de ketchup. Ces antécédents ont renforcé la sévérité du réquisitoire.

Vers une jurisprudence sur les “pranks” viraux ?

La justice face aux nouvelles formes de contenu numérique

Cette affaire pose la question de la limite entre divertissement en ligne et trouble à l’ordre public. Le tribunal devra statuer sur la portée réelle des actes d’Amine Mojito : simple provocation visuelle ou atteinte au respect et à la sécurité des personnes dans l’espace public.

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