Depuis la loi Hamon et la loi Châtel, les assurés ont la possibilité de résilier la plupart de leurs contrats d’assurance à tout moment après un an d’engagement. En 2026, ce droit s’est encore élargi. Voici comment en profiter sans frais ni pénalités.
La loi Hamon (2015) permet de résilier un contrat d’assurance auto, habitation ou affinitaire à tout moment après la première année, sans justification et sans frais. La résiliation prend effet 30 jours après la demande. Vous pouvez envoyer votre lettre par courrier recommandé, mais depuis 2023, les assureurs ont l’obligation de proposer aussi un processus de résiliation en ligne.
Pour les mutuelles santé, les règles sont légèrement différentes. Si votre mutuelle est souscrite à titre individuel, vous pouvez la résilier chaque année à la date anniversaire, avec un préavis de 2 mois. Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale 2023, les complémentaires santé peuvent aussi être résiliées à tout moment après 12 mois, à l’instar des autres assurances.
Avant de résilier, comparez les offres disponibles. Utilisez les comparateurs en ligne pour trouver une couverture équivalente ou supérieure à un meilleur tarif. Attention aux délais de carence : certaines mutuelles imposent un délai avant la prise en charge des soins dentaires ou optiques. Vérifiez aussi que votre nouveau contrat est bien activé avant de résilier l’ancien.
- Loi Hamon : résiliation possible à tout moment après 12 mois pour auto, habitation, affinité.
- Mutuelle individuelle : résiliation possible 12 mois après souscription, avec effet 30 jours après demande.
- Résiliation en ligne : obligatoire pour tous les assureurs depuis 2023 (espace client ou formulaire dédié).
- Attention aux carence : certains postes (dentaire, optique) ont un délai avant prise en charge dans le nouveau contrat.
Changer d’assurance peut vous faire économiser plusieurs centaines d’euros par an. L’opération prend moins de 15 minutes en ligne. Si votre assureur actuel vous oppose des obstacles à la résiliation, signalez-le à l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution), qui peut sanctionner les pratiques déloyales.







