L’influenceuse Kenza Benchrif, dite Poupette Kenza, et son ex-compagnon Allan Liehrmann vont comparaître devant le tribunal correctionnel de Rouen. Le juge chargé d’homologuer l’accord amiable a refusé de le valider, renvoyant l’affaire à une audience qui pourrait se tenir dès le mois de juin.
Ce n’était pas le dénouement espéré. Ce lundi, Poupette Kenza et Allan Liehrmann se sont présentés devant le tribunal judiciaire de Rouen dans le cadre d’une procédure de comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité — plus connue sous l’acronyme CRPC, souvent surnommée « plaider-coupable à la française ». La procédure n’a pas abouti.
Des charges qui s’accumulent depuis 2019
Les faits reprochés au couple couvrent plusieurs années d’activité. Ils sont notamment poursuivis pour travail dissimulé commis à Rouen entre janvier 2019 et 2023, ainsi que pour pratiques commerciales trompeuses entre 2022 et début 2023 à Déville-lès-Rouen. S’y ajoute l’emploi d’un ressortissant étranger sans autorisation de travail, au premier semestre 2024.
Ces faits se seraient déroulés pour l’essentiel dans l’ancien salon de bronzage du couple, O’Sun Time, placé en liquidation judiciaire début 2025. Poupette Kenza est également accusée de ne pas avoir déclaré son activité d’influenceuse à ses débuts, et d’avoir employé trois personnes elles aussi non déclarées. Un tableau d’ensemble que l’influenceuse, qui a évoqué sa vie en prison dans une longue interview, aurait du mal à nier.
Le juge dit non à l’accord proposé
Le parquet de Rouen avait formulé une proposition : 30 000 euros d’amende ferme, 30 000 euros avec sursis, et le remboursement des sommes dues à l’Urssaf. Une peine qui paraissait proportionnée, du moins aux yeux de la défense.
Mais le juge homologateur en a décidé autrement. Refusant de valider l’accord, il a préféré renvoyer l’affaire devant le tribunal correctionnel. Une décision rare dans ce type de procédure, qui a visiblement surpris l’entourage de l’influenceuse.
« C’est regrettable parce que ce n’était pas un dossier complexe, il n’y a pas de manœuvre de dissimulation à l’Urssaf, juste un défaut de déclaration dû à une inexpérience et à de la négligence », a réagi Me Jérémy Kalfon, avocat de Poupette Kenza.
Une personnalité déjà fragilisée par la justice
Ce n’est pas la première fois que Poupette Kenza se retrouve dans le collimateur des tribunaux. L’influenceuse avait déjà été mise en examen et incarcérée dans une sombre affaire d’extorsion de fonds, avant de sortir du silence pour reconnaître avoir engagé un homme de main.
Depuis, un livre autobiographique a été évoqué pour tourner la page. Mais cette nouvelle convocation judiciaire remet l’influenceuse normande sous les projecteurs pour de mauvaises raisons. L’audience au tribunal correctionnel pourrait avoir lieu dès juin prochain, selon les informations relayées par Paris-Normandie.
À titre de comparaison, d’autres personnalités issues des réseaux sociaux font régulièrement face à la justice pour des pratiques commerciales douteuses. Maeva Ghennam, autre figure de la téléréalité, avait elle aussi été critiquée pour ses pratiques commerciales en ligne.
