Une enquête inédite révèle que 77 % des familles sont anxieuses face aux procédures d’orientation post-bac.
Alors que les 950 000 lycéens de France finalisent leurs dossiers, la pression grimpe au sein des foyers. Ce moment charnière de la scolarité fragilise l’équilibre domestique.
La tension est devenue omniprésente.
Selon une étude publiée ce 12 mars par l’Etudiant et la FCPE, plus de trois quarts des parents déclarent un sentiment d’anxiété marqué. Ce stress permanent génère des troubles du sommeil pour un tiers des répondants et des tensions familiales pour 42 % d’entre eux.
Une gestion domestique très inégalitaire
Le rapport met en lumière une fracture de genre flagrante dans l’accompagnement des élèves. Dans 70 % des familles, c’est la mère qui assume seule la responsabilité de l’orientation et de la saisie des vœux.
L’impact sur la santé mentale est réel.
80 % des mères déplorent une hausse significative de leur charge mentale liée à cette échéance. À l’inverse, seulement 53 % des pères expriment ce même ressenti, illustrant un fossé persistant dans l’investissement éducatif.
La peur de l’échec prime sur la technique
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas l’interface de Parcoursup qui inquiète le plus les parents. Seuls 22 % des sondés citent la complexité technique de la plateforme comme source de difficulté majeure.
Le véritable moteur de l’angoisse reste l’incertitude.
Près de 60 % des familles redoutent avant tout une affectation insatisfaisante pour leur enfant à la fin de la procédure. Cette peur du déclassement pousse les foyers à anticiper massivement : 41 % des parents abordent désormais le sujet de l’orientation dès la classe de 3e.
