OpenAI vient de franchir le cap des 25 milliards de dollars de revenus annualisés, soit une hausse de 17 % en deux mois seulement. La société de Sam Altman prépare activement une introduction en bourse qui pourrait valoriser l’entreprise à 1 000 milliards de dollars.
Ces chiffres donnent le vertige. Pour atteindre ce même palier de 25 milliards de revenus annuels, Salesforce avait mis 18 ans, Google environ 17, Facebook une douzaine. OpenAI l’a fait en 39 mois.
La dynamique est portée par les entreprises. Le segment B2B d’OpenAI génère à lui seul 10 milliards de dollars, avec 9 millions d’utilisateurs professionnels payants en février 2026 — contre 5 millions six mois plus tôt.
Un IPO à 1 000 milliards en ligne de mire
Pour préparer ce qui pourrait devenir la plus grande introduction en bourse de l’histoire des marchés, OpenAI a recruté Cynthia Gaylor, ancienne directrice financière de DocuSign, comme première responsable des relations investisseurs. En interne, les équipes visent un dépôt de dossier au second semestre 2026, pour une cotation en 2027.
La valorisation cible de 1 000 milliards de dollars ferait d’OpenAI une entreprise plus chère que Ford, GM et Boeing réunis.
La société prévoit également de presque doubler ses effectifs d’ici fin 2026, passant de 4 500 à environ 8 000 employés.
Ce que ça change pour les Français et les concurrents
ChatGPT reste l’assistant IA le plus utilisé en France. ChatGPT, Claude ou Gemini : lequel choisir selon votre usage — une question que se posent désormais des millions d’utilisateurs.
Face à cette montée en puissance, Anthropic (Claude) et Google (Gemini) accélèrent. Dario Amodei d’Anthropic a d’ailleurs récemment accusé OpenAI de mentir sur ses contrats militaires. La bataille pour dominer le marché de l’IA d’entreprise ne fait que commencer.
En France, les entreprises qui ont intégré des agents IA dans leurs workflows constituent le cœur de la clientèle visée par OpenAI pour sa phase d’accélération.
