À retenir
- Plus de 400 habitants évacués d’Olechky, dans l’oblast de Kherson, sont arrivés à Kiev le samedi 31 octobre 2026, selon le Programme alimentaire mondial.
- L’agence de l’ONU leur sert des repas chauds pendant deux semaines avec l’association ukrainienne Iskra Dobra, grâce à un financement américain.
- L’administration militaire ukrainienne d’Olechky affirme que l’aide livrée pendant la trêve ne parvient pas à la plupart des civils restés en ville.
- La ville comptait environ 24 000 habitants avant l’invasion russe, il en restait près de 2 000 au printemps 2026.
Au sommaire
Une semaine après la trêve humanitaire d’Olechky, les civils restés dans cette ville ukrainienne occupée par la Russie manquent toujours de nourriture, selon les autorités ukrainiennes de la commune.
Plusieurs centaines de personnes, peut-être jusqu’à un millier, ont quitté la ville pendant le cessez-le-feu, du mardi 27 octobre au dimanche 1er novembre, rapporte le Kyiv Post. Environ 80 % d’entre elles ont choisi le territoire contrôlé par Kiev, et moins de dix sont parties en Russie.
Plus de 400 rescapés nourris par le PAM à Kiev
Les évacués sont arrivés le samedi 31 octobre dans des établissements médicaux de Kiev, indique le Programme alimentaire mondial dans un communiqué publié le lendemain. Beaucoup avaient passé des mois sans assez de nourriture ni de médicaments.
L’agence de l’ONU leur distribue des repas chauds dès leur arrivée, avec l’organisation ukrainienne Iskra Dobra. Les États-Unis financent cette aide. Elle est prévue pour deux semaines et pourra être étendue si d’autres évacués arrivent.
Le PAM a salué la trêve et réclame un accès humanitaire sûr et durable aux civils, où qu’ils se trouvent.
Tetiana Hasanenko décrit des colis insuffisants à Olechky
Tetiana Hasanenko dirige l’administration militaire ukrainienne d’Olechky. Selon elle, l’aide apportée pendant la mission humanitaire ne parvient pas à la majorité des habitants, et ceux qui ont reçu un colis disent qu’il ne couvre même pas une semaine.
Une partie des civils n’est pas partie faute d’information : certains vivaient dans des caves sans moyen de communication, et des personnes à mobilité réduite n’ont pas été conduites jusqu’aux points de rassemblement.
D’autres habitants redoutaient la « filtration », le contrôle imposé par les autorités russes. Certains y voyaient un départ sans retour possible.
Une ville de 24 000 habitants vidée depuis 2022
Occupée depuis 2022, Olechky fait face à Kherson, sur l’autre rive du Dniepr, et a été inondée en juin 2023 après la destruction du barrage de Kakhovka.
Votre argent, vos droitsMarc Touati conseille 1 000 à 2 000 euros en espèces chez soi en cas de krach→Avant l’invasion, la commune comptait plus de 24 000 habitants, contre environ 2 000 au printemps 2026, sans électricité, sans gaz et sans eau. Les routes minées et les drones rendaient alors toute sortie dangereuse.
Les frappes russes continuent ailleurs dans le pays, comme l’a montré l’attaque de 36 missiles sur Kiev et sa région.
Des centaines de civils encore bloqués à Olechky
Des centaines d’habitants seraient toujours dans la ville après la fin du cessez-le-feu.
À Kiev, la prise en charge alimentaire des évacués court jusqu’à la mi-novembre environ. Le PAM se dit prêt à étendre son dispositif si de nouveaux convois arrivent d’Olechky.
Votre avis nous intéresse
Une réaction, un témoignage, une précision ? Écrivez-nous en quelques lignes : la rédaction relit chaque message avant de le publier.



