Libéré le 10 novembre 2025 après vingt jours de détention, l’ancien président s’est confié ce dimanche sur YouTube. Invité de Guillaume Pley, Nicolas Sarkozy revient sur la douleur de ses proches, les conditions de visite et le soutien crucial de personnalités comme Pascal Praud et Laurence Ferrari.
C’est une situation inédite dans l’histoire de la Ve République.
Invité de l’émission LEGEND ce dimanche 14 décembre, Nicolas Sarkozy a levé le voile sur ses vingt jours passés derrière les barreaux. S’il assure avoir « tenu psychologiquement », il confie que le choc a été rude pour Carla Bruni et leurs enfants.
« Pour Carla et mes enfants, c’est plus dur que pour moi », avoue-t-il.
La colère froide de l’ancien président
L’auteur du livre Journal d’un prisonnier, coécrit avec Gilles-William Goldnadel, décrit des conditions de visite particulièrement drastiques.
Ses proches n’étaient autorisés à le voir que trois ou quatre fois par semaine. Ces entrevues de cinquante minutes se déroulaient dans un parloir décrit comme une « pièce sans fenêtre », une situation qu’il qualifie d’épreuve insupportable.
Une véritable « souffrance injuste » selon ses mots.
Il utilise d’ailleurs une métaphore maritime pour décrire son ressenti face à cette incarcération : « Dans l’œil du cyclone, la mer est plus calme que dans sa périphérie. » Une manière de souligner que la tempête émotionnelle a surtout frappé sa famille, restée à l’extérieur.
L’hommage appuyé à Pascal Praud et Laurence Ferrari
Dans cet isolement, certaines voix ont traversé les murs.
L’ancien locataire de l’Élysée a tenu à remercier publiquement Pascal Praud pour son édito, lu avec « beaucoup d’émotion » au fond de sa cellule. Il cite également Laurence Ferrari, dont le récit télévisé concernant sa nuit en prison l’a profondément touché.
Des soutiens vitaux pour le moral.
Pour Nicolas Sarkozy, ces marques de solidarité, venues également d’un grand chanteur dont il tait le nom, ont eu une résonance amplifiée par l’enfermement. Il insiste sur l’impact humain de ces paroles, bien au-delà des débats politiques.
Un calendrier judiciaire chargé
Alors qu’il vient de retrouver une liberté sous contrôle judiciaire, l’affaire est loin d’être close.
L’ex-président doit encore faire face à la justice dans les mois à venir :
- Il a été libéré le 10 novembre 2025.
- Son procès en appel se tiendra du 16 mars au 3 juin 2026.
Un nouveau combat judiciaire s’annonce déjà.
