Stéphane Larue
Assurance / Mutuelle

Assurer son chien ou son chat : à quel prix et avec quel assureur

Assurer son chien ou son chat : à quel prix et avec quel assureur
Photo de Krista Mangulsone / Unsplash

Près d’un foyer français sur deux possède un animal de compagnie, mais moins de 10 % d’entre eux ont souscrit une assurance santé pour leur compagnon. Les frais vétérinaires explosent pourtant depuis plusieurs années, avec des factures qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros en cas d’accident ou de maladie grave. Tour d’horizon des offres et des prix pratiqués.

Quand la facture du vétérinaire tombe, c’est souvent la douche froide. Une opération chirurgicale pour un chien coûte en moyenne entre 600 et 2 000 euros. Un traitement contre le cancer peut grimper bien au-delà. Face à ces montants, les mutuelles animales séduisent un nombre croissant de propriétaires, même si le marché reste encore marginal en France comparé à la Grande-Bretagne ou la Suède.

Combien ça coûte par mois ?

Les tarifs varient selon l’espèce, la race, l’âge de l’animal et le niveau de couverture choisi. Pour un chien, il faut compter entre 10 et 25 euros par mois pour une formule de base, et jusqu’à 50 euros pour une couverture premium incluant la prévention. Pour un chat, les prix sont légèrement inférieurs : de 7 à 20 euros par mois en moyenne.

Les formules d’entrée de gamme remboursent généralement 50 à 70 % des frais vétérinaires, avec un plafond annuel de 1 000 à 1 500 euros. Les formules haut de gamme montent à 90 ou 100 % de remboursement, avec des plafonds de 2 000 à 2 500 euros par an.

Quels assureurs se démarquent ?

Plusieurs acteurs dominent le marché français. SantéVet, pionnier du secteur, propose des formules à partir de 12 euros par mois avec des taux de remboursement jusqu’à 100 %. Bulle Bleue, filiale de la SPA, reverse une partie des cotisations à la protection animale. Dalma mise sur la technologie avec des remboursements sous 48 heures via son application.

Les bancassureurs entrent aussi dans la danse. Crédit Mutuel, Groupama et Carrefour Assurance proposent désormais des contrats pour animaux, souvent avec des tarifs compétitifs pour les clients existants. La concurrence s’intensifie, ce qui pousse les prix à la baisse sur les formules de base.

Les pièges à éviter

Attention aux délais de carence, cette période après la souscription pendant laquelle les remboursements ne s’appliquent pas encore. Selon les contrats, ce délai varie de 48 heures pour les accidents à 45 jours pour les maladies. Certaines formules imposent même six mois de carence sur les affections héréditaires.

Autre point de vigilance : les exclusions. La plupart des assureurs refusent de couvrir les animaux de plus de 8 ou 10 ans à la souscription. Les maladies préexistantes sont systématiquement exclues. Mieux vaut donc assurer son animal jeune, idéalement dès les premiers mois.

Faut-il vraiment souscrire ?

Le calcul dépend du profil de l’animal. Pour un chien de grande race, prédisposé aux problèmes articulaires et aux torsions d’estomac, l’assurance se justifie largement. Pour un chat d’intérieur en bonne santé, la question mérite réflexion : mettre de côté 15 euros par mois sur un livret peut suffire à couvrir les dépenses courantes.

En revanche, dès qu’un animal vieillit ou présente des antécédents, les frais grimpent vite. Une simple échographie coûte entre 60 et 120 euros, une hospitalisation de 200 à 500 euros par jour. À ce niveau, les propriétaires sans assurance se retrouvent parfois face à des choix douloureux.

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