Une femme d’une soixantaine d’années est décédée à bord du vol BA32 de British Airways, au départ de Hong Kong vers Londres-Heathrow, environ une heure après le décollage. Son corps a été maintenu à bord pendant les treize heures restantes du trajet, placé dans la galley chauffée à l’arrière de l’Airbus A350-1000. L’incident provoque un tollé international et relance le débat sur les procédures en cas de décès en vol.
Le vol BA32 a décollé de Hong Kong International Airport en mars 2026, avec 331 passagers à bord. Peu après le décollage, la passagère s’est effondrée. L’équipage a tenté de la réanimer, sans succès.
Le corps placé dans la galley arrière
Conformément aux procédures de British Airways, le corps a été enveloppé dans des couvertures et déplacé vers la galley à l’arrière de l’avion. Ce qui n’avait pas été anticipé : le sol de cette zone était chauffé. Au fil des heures, une odeur nauséabonde s’est propagée dans les rangées proches, provoquant la détresse de plusieurs passagers.
L’équipage aurait envisagé de faire demi-tour vers Hong Kong, ou de dérouter l’appareil. Mais selon les règles de l’aviation internationale, un décès à bord n’est pas classifié comme urgence médicale imposant un atterrissage immédiat. Le commandant de bord a décidé de poursuivre le vol jusqu’à Heathrow.
Treize heures d’un vol hors du commun
Pendant plus de treize heures, les passagers ont voyagé en sachant qu’un corps était présent à bord. À l’atterrissage à Londres, la police et les autorités médicales ont accueilli l’appareil. Les passagers ont dû patienter 45 minutes dans leurs sièges avant de pouvoir débarquer, le temps que le corps soit retiré dans le respect des procédures.
Plusieurs témoignages de passagers font état d’un voyage particulièrement éprouvant. La mort subite en public, comme on l’a vu à Annecy ce même dimanche lors des municipales, rappelle combien ces situations confrontent les témoins à une réalité brutale.
British Airways défend ses procédures
Dans un communiqué, la compagnie britannique a indiqué que son équipage avait suivi l’intégralité des protocoles en vigueur. Le personnel navigant concerné s’est vu proposer un accompagnement psychologique à son retour.
British Airways n’a pas précisé l’identité de la passagère décédée, ni communiqué sur les circonstances médicales exactes de son décès. La famille a été contactée à l’atterrissage.
Un débat relancé sur les protocoles aériens
L’incident soulève une question que la plupart des compagnies préfèrent ne pas évoquer publiquement : que faire d’un corps à bord d’un long-courrier ? Sur un vol court, un demi-tour reste envisageable. Sur un trajet de treize heures comme Hong Kong-Londres, l’équation est tout autre.
Certains avions de grande capacité disposent de compartiments spécifiquement conçus pour accueillir un corps en cas de décès en vol. L’A350-1000 de British Airways n’en serait pas équipé, selon des sources sectorielles. Si vous préparez un long voyage, une prévoyance obsèques et des assurances voyage adaptées font partie des précautions à ne pas négliger.
L’affaire British Airways remet en lumière une réalité peu connue : chaque année, plusieurs centaines de personnes décèdent à bord d’avions commerciaux dans le monde. Les compagnies disposent de protocoles — mais ceux-ci restent largement méconnus du grand public, et parfois insuffisants face à des situations aussi exceptionnelles.
