L’application Meta AI a bondi de la 57e à la 5e place de l’App Store américain en 24 heures, portée par le lancement de Muse Spark, premier modèle conçu par Meta Superintelligence Labs.
Mark Zuckerberg joue gros. Son groupe vient de dévoiler Muse Spark, un modèle d’intelligence artificielle multimodal qui accepte texte, voix et images, et qui rivalise désormais frontalement avec les mastodontes du secteur. Sur le benchmark HealthBench Hard, il affiche un score de 42,8 — presque le triple de Gemini (20,6) et de Claude Opus 4.6 d’Anthropic (14,8).
Ce modèle est le premier fruit concret du recrutement spectaculaire d’Alexandr Wang, patron de Scale AI, débauché pour 14 milliards de dollars afin de piloter Meta Superintelligence Labs. L’objectif affiché : rattraper Google et OpenAI dans la course à l’intelligence artificielle générale.
Muse Spark se distingue par une architecture en modes multiples. Les requêtes simples obtiennent une réponse instantanée, tandis que les questions complexes — analyse de documents juridiques, extraction nutritionnelle à partir de photos — mobilisent un mode avancé. Un troisième mode baptisé « Contemplating » déploie plusieurs agents IA en parallèle pour les problèmes les plus ardus.
Pour l’heure, le modèle n’est accessible qu’aux États-Unis via l’app Meta AI et le site desktop. Son déploiement dans Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et les lunettes Ray-Ban Meta est prévu dans les prochaines semaines. Meta teste également une API payante pour les développeurs tiers, ouvrant un nouveau relais de revenus potentiel.
Côté technique, les équipes de Meta affirment avoir réduit d’un facteur dix la puissance de calcul nécessaire par rapport aux précédents modèles Llama 4, sans sacrifier les performances. Une prouesse d’optimisation qui pourrait rebattre les cartes dans un secteur où les coûts d’entraînement explosent.





