Depuis le 1er février 2026, 171 médicaments courants sont remboursés à seulement 15 % par l’Assurance maladie. Une mesure d’économie budgétaire qui alourdit le reste à charge des patients — et repose sur la mutuelle pour combler la différence.
Pendant des années, ces médicaments bénéficiaient d’un taux de remboursement plus favorable. Le passage à 15 % signifie concrètement que la Sécurité sociale ne rembourse plus qu’une fraction du prix, laissant le reste à la charge du patient ou de sa complémentaire santé.
Quels médicaments sont concernés ?
La liste publiée par l’Assurance maladie comprend 171 spécialités pharmaceutiques du quotidien : antidouleurs, antihistaminiques, médicaments contre les troubles digestifs ou circulatoires. Des produits souvent considérés comme peu efficaces selon les données de la commission de transparence de la HAS, mais que de nombreux patients utilisent régulièrement.
Point important : même les patients en affection de longue durée (ALD) ne sont pas totalement épargnés. Certains médicaments de leur traitement courant — non directement liés à leur pathologie principale — basculent aussi vers ce taux réduit.
Ce que prend en charge votre mutuelle
Tout dépend de votre contrat. Les mutuelles dites « responsables » — qui représentent la grande majorité des contrats en France — sont tenues de rembourser le ticket modérateur sur les médicaments remboursables. Mais à 15 %, le ticket modérateur est très faible, et la mutuelle ne couvre généralement que cela, pas l’intégralité du prix du médicament.
Résultat : pour un médicament vendu 5 euros remboursé à 15 %, la Sécu rembourse 0,75 euro. Votre mutuelle prend en charge le ticket modérateur (une fraction de plus), et vous payez le reste de votre poche. Vérifiez les garanties « médicaments à remboursement faible » dans votre contrat — certaines mutuelles haut de gamme proposent une couverture complémentaire sur ces médicaments.
Vers une hausse des franchises ?
En parallèle de cette mesure, une augmentation des franchises médicales est envisagée par le gouvernement : de 1 euro à 2 euros par boîte de médicament, et de 4 à 8 euros par transport sanitaire. Ces franchises ne sont pas remboursables par les mutuelles — elles restent entièrement à votre charge. Aucune décision définitive n’a encore été annoncée, mais le sujet est activement débattu dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.
Comment limiter l’impact sur votre budget santé ?
Première réflexe : demandez à votre médecin si un générique ou un biosimilaire moins cher existe pour vos traitements habituels. Deuxièmement, comparez votre mutuelle actuelle — les économies réalisées sur les cotisations ne doivent pas se faire au détriment des remboursements sur les médicaments courants. Enfin, si vous achetez régulièrement des médicaments à faible remboursement, les acheter en pharmacie en ligne agréée peut permettre de réduire légèrement la facture.
