Stéphane Larue
Médias

Louis Boyard relaxé face à Cyril Hanouna dans le procès en diffamation

Louis Boyard relaxé face à Cyril Hanouna dans le procès en diffamation

Le tribunal correctionnel de Paris a débouté ce mercredi l'animateur de C8, qui poursuivait le député LFI pour diffamation après leur violent clash télévisé de 2022.

À Paris, l'épilogue judiciaire d'une des séquences les plus virales du PAF vient de tomber.

Poursuivi pour diffamation par Cyril Hanouna, le député Louis Boyard a été entièrement relaxé ce mercredi 21 janvier 2026.

Le tribunal correctionnel n'a pas suivi les réquisitions de l'animateur vedette.

Celui-ci réclamait 50 000 euros de dommages-intérêts, estimant que les propos de l'élu avaient porté atteinte à son honneur.

Retour sur le clash de 2022

L'affaire remonte au 10 novembre 2022, sur le plateau de l'émission Touche pas à mon poste (C8).

Invité à débattre sur l'accueil des migrants, le jeune élu de 22 ans s'était vivement emporté.

Il avait alors ciblé Vincent Bolloré, actionnaire du groupe propriétaire de la chaîne, l'accusant de causer la déforestation en Afrique.

La tension était montée d'un cran instantanément.

Cyril Hanouna, visiblement furieux, avait alors multiplié les insultes en direct : "tocard", "merde", "bouffon".

Cette séquence avait valu à la chaîne une amende record de 3,5 millions d'euros infligée par l'ARCOM.

C'est pourtant bien Louis Boyard qui se retrouvait au banc des accusés dans ce volet précis de l'affaire, attaqué par l'animateur pour ses propos sur le meurtre de la petite Lola et les accusations de racisme.

Une "victoire" pour la liberté d'expression

Pour la défense, ce jugement sonne comme un rappel à l'ordre.

L'avocat de Cyril Hanouna, Stéphane Hasbanian, tentait de faire valoir que la réputation de son client avait été entachée.

Mais le tribunal en a décidé autrement.

À la sortie de l'audience, Jade Dousselin, l'avocate du député, n'a pas caché sa satisfaction.

"La défense se félicite de cette nouvelle victoire contre Monsieur Hanouna", a-t-elle déclaré.

Selon elle, cette plainte n'était qu'une "réaction à la condamnation de l’animateur".

Elle conclut fermement : "Cette décision vient protéger la liberté d’expression des élus sur les chaînes de télévision."

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