À retenir
- À Lincent, en province de Liège, cinq pensionnés indemnisés entretiennent les trois cimetières communaux, avec 30 000 euros budgétés chaque année en 2026.
- La commune belge y consacrait 50 000 euros par an de 2020 à 2025, soit une enveloppe désormais réduite de 40 %.
- Deux retraités travaillent à Lincent, deux à Racour et un à Pellaines, avec des horaires qu’ils organisent librement.
- Depuis juin 2019, aucun pesticide chimique n’est autorisé dans les espaces publics wallons, cimetières compris.
Au sommaire
- Lincent, Racour et Pellaines : un appel aux pensionnés lancé au printemps 2020
- À Racour, un ancien éducateur et un ancien musicien militaire se partagent le cimetière
- Depuis juin 2019, plus aucun pesticide chimique dans les cimetières wallons
- Après la Toussaint, le budget communal fixera la suite du dispositif de Lincent
Lincent, commune belge de 3 375 habitants en province de Liège, confie depuis 2020 l’entretien de ses trois cimetières à des retraités. Ils sont cinq, payés par une indemnité mensuelle, selon L’Avenir, qui a consacré un reportage au dispositif le 7 septembre.
L’enveloppe a baissé de 40 %. La commune budgétait 50 000 euros par an jusqu’en 2025, contre 30 000 euros aujourd’hui pour rémunérer les cinq pensionnés.
Lincent, Racour et Pellaines : un appel aux pensionnés lancé au printemps 2020
Au printemps 2020, le bourgmestre Yves Kinnard constate que les mauvaises herbes ont envahi les allées des trois cimetières de l’entité. La commune lance alors un appel aux retraités et prépensionnés prêts à s’en charger contre une compensation mensuelle.
Cinq candidats sont retenus.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Deux s’occupent du site de Lincent et deux de celui de Racour, le dernier prenant en charge Pellaines. L’objectif affiché par la commune : garder les lieux propres toute l’année, pas seulement avant la Toussaint.
Élu sans apparentement, Yves Kinnard détient lui-même la compétence des cimetières, d’après sa fiche à l’Union des villes et communes de Wallonie.
À Racour, un ancien éducateur et un ancien musicien militaire se partagent le cimetière
Michel Davreux a travaillé comme éducateur. Jacques Picarelle a été musicien dans l’armée belge.
Les deux hommes ont divisé le cimetière de Racour en deux moitiés, une pour chacun. Ils fixent eux-mêmes leur emploi du temps et ne comptent pas leurs heures.
« Le silence nous permet aussi de songer à la signification de la vie », confient-ils au quotidien régional.
Répartie à parts égales, la dotation actuelle représenterait 6 000 euros par an et par retraité. La commune n’a pas rendu public le montant mensuel versé à chacun.
Depuis juin 2019, plus aucun pesticide chimique dans les cimetières wallons
Les communes wallonnes n’ont plus le droit de désherber chimiquement leurs cimetières. Le 1er juin 2019, la Région a clos une transition de cinq ans ouverte en 2014, en bannissant les pesticides de tous les espaces publics, rappelait La Libre le jour de l’entrée en vigueur.
À cette date, environ 140 des 262 communes de Wallonie avaient déjà renoncé à ces produits. Chez les autres, les cimetières restaient le plus souvent le dernier lieu traité chimiquement.
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Après la Toussaint, le budget communal fixera la suite du dispositif de Lincent
L’indemnité des cinq pensionnés dépend de l’enveloppe inscrite chaque année au budget de la commune. Après la baisse de 2026, son montant pour l’année suivante reste à voter par le conseil communal.
En France, la reprise d’une activité payée à la retraite obéit à d’autres règles, comme le montrent les nouvelles règles du cumul emploi-retraite en 2027.
Le montant des pensions elles-mêmes fait aussi débat de ce côté de la frontière, avec le gel des pensions 2027 examiné au Sénat.
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