Peter Magyar et son parti Tisza ont réalisé dimanche un exploit historique lors des élections législatives hongroises, remportant 53,74 % des voix face à Viktor Orban et son Fidesz. Le Premier ministre sortant, au pouvoir depuis seize ans, a reconnu sa défaite dans la soirée, qualifiée de «douloureuse». La Hongrie s’apprête à tourner une page politique majeure.
Le verdict est sans appel. Avec 138 sièges sur 199 au Parlement, le parti Tisza obtient une majorité confortable. À Budapest, devant une foule en liesse, le vainqueur a proclamé : «Nous avons libéré la Hongrie.» Viktor Orban, lui, a concédé une défaite historique après seize années de règne ininterrompu.
La participation, proche de 78 %, constitue un record historique. La mobilisation massive des jeunes électeurs — préoccupés notamment par mobilisation de la jeunesse et par — a joué un rôle décisif dans le basculement. Tisza avait fondé sa campagne sur un rapprochement avec l’Union européenne, en rupture totale avec le modèle «illibéral» prôné par Orban depuis 2010.
Une onde de choc à l’échelle européenne
En France, la classe politique a salué unanimement le résultat, de la gauche à la droite. Cette élection s’inscrit dans une série de qui reconfigurent l’Europe centrale. Viktor Orban, dont le bras de fer avec l’UE durait depuis plusieurs années, quitte le pouvoir dans un contexte économique difficile pour son pays.
Peter Magyar prendra la tête du gouvernement dans les prochaines semaines. Son programme prévoit la restauration de l’indépendance judiciaire et un alignement plus étroit sur les standards européens — deux axes qui avaient valu à la Hongrie d’Orban de nombreuses sanctions bruxelloises.


