HBO Max plonge dans l’intimité de Florent Manaudou

Une série doc irrévérencieuse sur la préparation olympique de Paris 2024, présentée à Canneséries

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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À rebours des portraits de champions lisses et convenus, HBO Max ose un documentaire irrévérencieux sur Florent Manaudou. J’aime pas nager, annoncée au festival Canneséries, raconte la préparation olympique d’un athlète à fleur de peau — entre excès de vie, doutes profonds et ultime pari de carrière.

Un pari filmé à huis ouvert

À un an des Jeux olympiques de Paris 2024, Florent Manaudou a accepté une proposition aussi inhabituelle qu’audacieuse : laisser une équipe de jeunes réalisateurs amateurs filmer librement sa préparation. La condition était simple mais radicale — ils pourraient tout montrer, à une seule condition : qu’il décroche une médaille.

Résultat : une série en accès total sur les coulisses d’un champion aux six médailles olympiques qui vit à l’opposé de l’image qu’on lui prête. Nuits en club, excès, entraînements chaotiques, hésitations. Rien n’est édulcoré. Tout est là.

Un portrait au-delà du sport

J’aime pas nager n’est pas une série sportive classique. Elle creuse plus loin, dans la psychologie et dans l’intime. Le nageur marseillais y apparaît tiraillé entre la pression de la performance, le besoin viscéral de liberté et les blessures d’un passé familial complexe.

À 33 ans au moment du tournage, Manaudou jouait le dernier grand pari de sa carrière. La série suit ce compte à rebours vertigineux : peut-il encore décrocher une médaille ? Et surtout — peut-il trouver un équilibre entre la gloire, le plaisir de vivre et le désir d’être simplement heureux ?

Pour Sylvain Louvet, directeur des productions originales documentaires de HBO Max France, la série « ne regarde jamais Florent Manaudou comme une icône figée ou un champion exemplaire de plus ». Il parle d’une énergie qui rappelle celle d’Euphoria — une référence qui dit tout sur le ton assumé de la production.

Une création portée par une équipe de jeunes cinéastes

Le projet est signé Stéphane Chis, Maxime Chuchana, Léo Magnet et Justin Ray — une bande de réalisateurs débutants embarqués dans une aventure qu’ils n’avaient peut-être pas tout à fait anticipée. C’est précisément cette inexpérience assumée qui donne à la série sa texture brute et son authenticité.

La production est assurée par Paprika Films et Tmenik Production. L’ensemble sera présenté en avant-première au public lors du festival Canneséries, avant sa diffusion sur HBO Max.

Une tendance de fond chez les streamers

J’aime pas nager s’inscrit dans une dynamique claire chez les grandes plateformes : raconter les athlètes autrement, loin des formats promotionnels. Le sport de haut niveau comme révélateur de l’humain. Une ligne éditoriale qui a déjà produit des succès retentissants à l’international.

HBO Max continue ainsi de développer son catalogue de documentaires singuliers pour le marché français. Une stratégie cohérente pour une plateforme qui mise sur la qualité narrative comme levier de différenciation. Pour les amateurs de séries événementielles, Séries Mania 2026 avait récompensé les projets les plus audacieux quelques semaines plus tôt. Dans l’univers des documentaires sportifs intimes, ce format rejoint une tendance de fond que HBO confirme également avec la très attendue série Harry Potter au programme de fin d’année.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.