Les exploitations agricoles les plus fragilisées par la flambée des coûts liée à la guerre au Moyen-Orient pourront obtenir une prise en charge exceptionnelle de leurs cotisations sociales MSA, pour un montant total pouvant atteindre 20 millions d’euros, a annoncé jeudi le gouvernement à l’AFP.
« Les exploitations les plus exposées à un risque de bascule dans une situation de difficulté économique bénéficieront d’une prise en charge exceptionnelle des cotisations sociales dues à la Mutualité sociale agricole (MSA), pour un montant total pouvant atteindre 20 millions d’euros », a précisé le ministère de l’Agriculture.
Carburant et engrais : une double pression sur les exploitations
Depuis le déclenchement du conflit israélo-américain contre l’Iran le 28 février 2026, la fermeture du détroit d’Ormuz a fait bondir le prix du GNR de 1,28 € à plus de 1,80 € le litre, tandis que les engrais sont passés de 450 à plus de 510 euros la tonne. Un double choc pour des exploitations dont les marges sont déjà sous tension.
Une aide ciblée sur les plus vulnérables
Cette prise en charge s’ajoute aux mesures déjà annoncées : exonération du droit d’accise sur le GNR en avril (14 millions d’euros), reports de cotisations sans frais, étalement fiscal et prêts d’urgence Bpifrance. Ce matin, la ministre Annie Genevard avait promis depuis la Corrèze une aide complémentaire « dans les heures ou les jours qui viennent » — c’est désormais chose faite.
La FNSEA réclamait depuis plusieurs semaines des mesures plus fortes, après avoir qualifié les annonces précédentes de « miettes ». Le syndicat exige toujours 30 centimes de moins par litre de GNR.









