Google rend gratuite la fonction « Intelligence Personnelle » de Gemini pour tous les utilisateurs américains. L’assistant IA peut désormais fouiller Gmail, Google Photos et Maps pour personnaliser ses réponses, sans abonnement payant.
Jusqu’ici réservée aux abonnés Gemini Advanced, la fonctionnalité s’ouvre au grand public. Selon 9to5Google, le déploiement a commencé le 17 mars aux États-Unis et concerne l’application Gemini, Chrome et le mode AI de la recherche Google.
Ce que change l’Intelligence Personnelle
Concrètement, Gemini analyse vos habitudes sur Gmail, Calendar, Drive, Photos, Maps et YouTube. Il génère ensuite des réponses adaptées à votre historique personnel.
Un exemple : demandez-lui « où ai-je garé ma voiture la dernière fois au centre commercial ? » et il retrouve l’info dans vos données Maps. Demandez « résume les emails importants de ce matin » et il trie votre boîte Gmail.
Le bond est significatif par rapport à la version de base.
Vie privée : l’opt-in obligatoire rassure
Google a opté pour un système d’activation manuelle, selon Android Authority. Chaque utilisateur doit consentir explicitement avant que Gemini accède à ses données personnelles. Une option « Intelligence Personnelle » apparaît dans le menu du compte une fois disponible.
La firme de Mountain View assure que les données ne servent pas à entraîner ses modèles.
Gemini grignote du terrain face à ChatGPT
Cette offensive n’est pas anodine. D’après un rapport de TechCrunch, Gemini dépasse désormais ChatGPT en croissance de téléchargements et de temps passé dans l’application. En rendant gratuite sa fonction la plus différenciante, Google veut accélérer cette dynamique.
Rappelons qu’Apple a choisi Gemini pour propulser le nouveau Siri, un partenariat estimé à un milliard de dollars par an selon CNBC. L’écosystème Gemini s’étend bien au-delà d’Android.
Pour l’Europe, aucune date n’a été communiquée. Le RGPD et le AI Act pourraient ralentir le déploiement, comme c’est souvent le cas pour les fonctions liées aux données personnelles.
Faut-il s’en méfier ?
Donner à une IA l’accès à toute sa vie numérique n’est pas un geste anodin. Le fait que Google impose l’opt-in est un bon signal. Mais la question reste : qui lit vraiment les conditions d’utilisation ?
Les utilisateurs européens auront le temps d’observer les retours américains avant de se lancer. La guerre des assistants IA s’intensifie, et la personnalisation devient l’arme numéro un.



