À retenir
- Manhattn’s Burgers, chaîne belge, a ouvert vendredi 2 octobre son troisième restaurant parisien au 10 place Saint-Michel, dans le VIe arrondissement
- Le local est l’ancien site d’une librairie Gibert Jeune, dont les boutiques de la place Saint-Michel ont fermé en mars 2021
- Sept projets de reprise, surtout portés par des restaurateurs, ont été examinés, selon le maire du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq
- Les riverains sont partagés entre le regret de perdre un commerce culturel et le soulagement de voir le local de nouveau occupé
Au sommaire
Le troisième restaurant parisien de Manhattn’s Burgers a ouvert vendredi 2 octobre au 10 place Saint-Michel, dans l’ancien local d’une librairie Gibert Jeune, rapporte Le Figaro.
Néons, carrelage rouge aux murs et banquettes : le décor de la chaîne belge évoque New York, en plein Quartier latin.
Son cofondateur, Jérôme Vandermeulen, explique avoir choisi l’adresse pour sa visibilité et son flux de clientèle, à midi comme le soir et le week-end. Il compte déjà une dizaine de restaurants.
Sept projets de reprise, le propriétaire choisit les frères belges
Le maire du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, confirme avoir eu connaissance de sept projets de reprise du fonds de commerce, venus pour l’essentiel de restaurateurs.
Le projet des deux frères belges a le mieux convaincu le propriétaire des murs, précise le quotidien.
Les boutiques Gibert Jeune de la place Saint-Michel avaient fermé en mars 2021. Le groupe Gibert, lui, a depuis présenté un plan de redressement avec 84 postes supprimés sur 500.
Un « Gibert cheese burger » au menu en hommage à la librairie
Le restaurant a baptisé l’un de ses burgers « Gibert cheese burger ».
Selon Jérôme Vandermeulen, l’enseigne Gibert, sollicitée, n’a pas voulu s’associer à l’opération. Le restaurant a posé à la place des livres sur New York dans la salle, en clin d’œil à l’ancienne librairie.
Des riverains partagés, le maire du VIe défend la reprise
Le changement divise dans le quartier. Des habitués qui y ont fait leurs études regrettent la perte d’une librairie et jugent le secteur dégradé, quand d’autres préfèrent un local occupé à un local vide.
Une buraliste voisine attend de voir : Gibert attirait des étudiants et des clients venus de toute l’Île-de-France, et le quartier est plus calme depuis son départ, dit-elle.
« Il vaut mieux avoir un commerce occupé qu’un rideau fermé », affirme Jean-Pierre Lecoq.
Le maire estime que les Français lisent de moins en moins et achètent davantage sur internet, une évolution qu’il dit regretter.
Une zone touristique internationale pour ouvrir le dimanche
Jean-Pierre Lecoq souhaite faire classer le secteur en zone touristique internationale, ce qui permettrait aux commerçants d’ouvrir le dimanche.
Il compte aussi sur la réouverture de Notre-Dame de Paris pour améliorer leur situation.






















