Stéphane Larue
Tech

Gemini 2.5 navigue pour vous : l’IA de Google clique et agit

Gemini 2.5 navigue pour vous : l’IA de Google clique et agit
Interface IA Gemini 2.5 Computer Use navigant sur le web

Google vient de franchir un cap avec Gemini 2.5 Computer Use : son IA peut désormais naviguer sur le web, remplir des formulaires et cliquer sur des boutons à votre place. Selon VentureBeat, ce modèle dépasse Claude Sonnet et les agents OpenAI sur plusieurs benchmarks de contrôle d’interface.

Concrètement, un développeur peut demander à Gemini 2.5 de se connecter à un site, de rechercher des informations derrière un écran de connexion, puis de valider un formulaire — sans intervention humaine. Google a noué un partenariat avec Browserbase, qui fournit des navigateurs « headless » spécialisés pour les agents IA, selon les informations de VentureBeat.

Un concurrent direct de Claude Computer Use et Operator d’OpenAI

Anthropic avait ouvert le bal avec Claude Computer Use en 2024. OpenAI avait suivi avec Operator. Google entre dans la danse avec une ambition claire : dominer le segment des agents d’interface, là où l’IA agit comme un utilisateur humain face à un écran.

La différence avec un simple chatbot est radicale.

Là où ChatGPT ou Gemini standard répondent à des questions, Gemini 2.5 Computer Use exécute des tâches dans de vrais logiciels. Il peut remplir un formulaire fiscal, commander un produit en ligne ou extraire des données dans un tableau protégé — autant d’opérations qui demandent aujourd’hui du temps humain.

Disponible pour les développeurs, pas encore pour le grand public en France

Le modèle n’est pas accessible directement aux consommateurs. Google le déploie d’abord via API pour les développeurs qui créent des agents et des workflows d’automatisation, indique VentureBeat.

Pour les utilisateurs grand public en France, l’accès reste indirect, via les applications qui intégreront cette technologie dans les prochains mois. Google a néanmoins annoncé des fonctions d’automatisation agentic dans Chrome pour les abonnés AI Pro et AI Ultra aux États-Unis — une disponibilité européenne n’a pas encore été confirmée, d’après TechCrunch.

L’enjeu pour les professionnels français

Les usages potentiels pour les entreprises françaises sont immédiats : automatiser la saisie comptable, la gestion des commandes fournisseurs ou la veille concurrentielle sur des sites sans API. Des tâches chronophages que des PME confient encore à des assistants humains.

La question de la régulation RGPD se posera inévitablement dès que ces agents accéderont à des données personnelles en Europe. La CNIL n’a pas encore publié de cadre spécifique aux agents IA navigateurs.

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