Gaz : +15,4 % au 1er mai pour les trois quarts des abonnés en France

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 Min de lecture
4 Min de lecture

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce ce mercredi 8 avril que le prix de référence du gaz augmentera de 15,4 % au 1er mai. Cette hausse, directement liée aux perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient, concernera environ 7,5 millions de ménages dont le contrat est indexé sur ce prix repère — soit 73 % des abonnés résidentiels au gaz en France.

La hausse est significative, et elle arrive sans véritable surprise.

+6,19 € par mois en moyenne

C’est la conséquence directe des turbulences sur les marchés gaziers depuis plusieurs semaines.

Les tensions liées au conflit au Moyen-Orient ont fait grimper les cours à des niveaux élevés. La CRE, qui publie chaque mois un « prix repère » servant de référence aux fournisseurs, intègre ces évolutions avec un décalage d’environ deux mois — d’où une répercussion sur les factures de mai. Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, l’avait anticipé fin mars : « les tarifs évoluent avec un décalage d’environ deux mois par rapport aux marchés. » Pour les ménages concernés, cela se traduit concrètement par +6,19 euros TTC en moyenne sur la facture mensuelle de mai.

Une somme modeste en apparence, mais qui s’ajoute à plusieurs mois de hausses successives.

Qui est concerné ?

Les abonnés visés sont ceux dont l’offre est explicitement indexée sur le « prix repère » de la CRE. Ils représentent environ 73 % des abonnés résidentiels, soit 7,5 millions de ménages. Les clients ayant souscrit une offre à prix fixe ne seront pas directement impactés à cette échéance.

La bonne nouvelle : mai marque la fin de la saison de chauffage.

Les consommations de gaz diminuent naturellement à cette période, ce qui limite mécaniquement l’impact sur la facture globale. Un ménage qui ne chauffe plus, ou peu, en mai verra son surcoût rester en deçà des 6,19 € de moyenne annoncés par la CRE. L’effet plein de la hausse se fera surtout ressentir si les prix se maintiennent à l’automne prochain, quand le chauffage reprendra.

Que faire face à cette hausse ?

Quelques réflexes peuvent limiter l’impact sur la facture.

Comparer les offres reste la démarche la plus efficace : les comparateurs officiels permettent de trouver des contrats à prix fixe qui protègent des prochaines fluctuations de marché. Il est également possible de négocier son contrat directement avec son fournisseur. Les ménages dont la facture annuelle de gaz est élevée ont aussi intérêt à vérifier leur DPE et à envisager des travaux d’isolation — MaPrimeRénov’ reste mobilisable pour ce type de travaux.

Après plusieurs mois de tension, le signal est clair : le prix du gaz ne devrait pas se stabiliser avant l’automne prochain.

Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.