Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier est passé de 20 à 23 euros par jour d’hospitalisation. Cette hausse de trois euros, décidée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, modifie la donne pour les patients et leurs complémentaires santé.
Concrètement, chaque journée passée à l’hôpital coûte désormais 23 euros au patient au titre des frais d’hébergement et d’entretien. Ce montant, non remboursé par l’Assurance maladie, est normalement pris en charge par la mutuelle ou la complémentaire santé. Mais toutes les garanties ne se valent pas face à cette augmentation.
Quel impact sur votre portefeuille ?
Pour une hospitalisation de cinq jours, la facture passe de 100 à 115 euros. Sur une semaine complète, l’écart grimpe à 21 euros supplémentaires. Sans mutuelle, ces frais restent intégralement à la charge du patient, en plus du ticket modérateur et des éventuels dépassements d’honoraires.
La bonne nouvelle : la plupart des contrats de complémentaire santé couvrent le forfait hospitalier, y compris avec le nouveau montant. Les contrats dits « responsables », qui représentent la grande majorité du marché, intègrent cette prise en charge dans leurs garanties de base.
Votre mutuelle va-t-elle augmenter ses tarifs ?
La question préoccupe légitimement les assurés. Le contexte est tendu : la loi de finances contraint les mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs à geler leurs tarifs de santé en 2026, tant pour les contrats individuels que collectifs. Cette mesure vise à protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Toutefois, une négociation est en cours entre le gouvernement, l’Assurance maladie et les fédérations d’organismes complémentaires. L’échéance, fixée au 31 mars 2026, doit déterminer les conditions dans lesquelles la hausse du forfait hospitalier ne sera pas répercutée sur les cotisations.
Mutuelle obligatoire pour l’Éducation nationale
Autre changement notable dans le paysage des complémentaires santé : à compter du 1er mai 2026, la souscription d’une mutuelle deviendra obligatoire pour les agents de l’Éducation nationale, sauf exceptions. L’employeur prendra en charge 50 % de la cotisation, un dispositif qui concerne plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires.
Comment vérifier votre couverture
Face à ces évolutions, quelques réflexes s’imposent. Vérifier sur votre tableau de garanties que le forfait hospitalier figure bien dans les postes couverts sans plafond journalier constitue un premier geste utile. Regarder si votre contrat mentionne « forfait hospitalier illimité » ou un montant plafonné à l’ancien tarif de 20 euros permet d’anticiper un éventuel reste à charge.
Pour les personnes hospitalisées régulièrement ou celles qui prévoient une intervention chirurgicale, comparer les offres des différentes mutuelles peut s’avérer payant. Les tarifs varient considérablement selon les profils : environ 57 euros par mois pour un jeune salarié, mais plus de 230 euros pour une famille et près de 240 euros pour un couple de retraités, selon les derniers baromètres du secteur.
