Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier passe de 20 à 23 euros par jour en médecine, chirurgie et obstétrique. Cette augmentation de 15 % touche directement le reste à charge des patients hospitalisés. Voici ce qui change concrètement pour votre portefeuille et votre complémentaire santé.
Une hausse de 3 euros par jour, 90 euros par mois
Le forfait hospitalier représente la participation du patient aux frais d’hébergement et d’entretien lors d’un séjour à l’hôpital. Ce montant n’est jamais remboursé par l’Assurance maladie obligatoire. Depuis mars, il atteint 23 euros par jour en établissement de santé classique et 17 euros en psychiatrie, contre respectivement 20 et 15 euros auparavant.
Pour une hospitalisation de dix jours, la facture supplémentaire atteint 30 euros. Sur un mois complet, le surcoût grimpe à 90 euros. Cette revalorisation s’inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, avec un objectif d’économies estimé à 400 millions d’euros pour l’Assurance maladie.
Le rôle central de votre mutuelle hospitalisation
Les titulaires d’un contrat de complémentaire santé responsable voient généralement ce forfait intégralement pris en charge par leur mutuelle. Dans ce cas, la hausse ne change rien au montant payé de votre poche à l’hôpital. En revanche, les organismes complémentaires absorbent un surcoût global estimé à 500 millions d’euros en année pleine.
Cette charge supplémentaire pourrait se répercuter sur les cotisations dans les mois à venir. Les patients sans mutuelle, eux, devront assumer les 23 euros quotidiens directement. Avant toute hospitalisation programmée, vérifiez votre contrat et demandez un devis détaillé à l’établissement.
Qui est exonéré du forfait hospitalier ?
Plusieurs catégories de patients échappent à ce forfait. Les femmes enceintes en sont dispensées pendant les quatre derniers mois de grossesse, pour l’accouchement et les douze jours suivants. Les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ne le paient pas non plus. Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (CSS) et de l’Aide médicale de l’État (AME) sont également exonérés.
Les pensionnés de guerre, les donneurs d’organes hospitalisés pour le prélèvement et les enfants handicapés hébergés dans certains établissements figurent aussi parmi les personnes dispensées. En revanche, les retraités sans condition de ressources particulière ne bénéficient d’aucune exonération automatique.
Comment limiter votre reste à charge à l’hôpital
Avant une hospitalisation, demandez systématiquement un devis mentionnant le forfait journalier et la durée estimée du séjour. Vérifiez le taux de remboursement du forfait hospitalier dans votre contrat de mutuelle. Si vous ne disposez pas de complémentaire santé, renseignez-vous auprès de votre caisse d’Assurance maladie sur votre éligibilité à la CSS, qui prend en charge l’intégralité du forfait sans reste à charge.
Conservez tous les justificatifs et factures après votre sortie. En cas de litige avec votre mutuelle sur le remboursement, ces documents seront indispensables pour faire valoir vos droits.













