Stéphane Larue
Actus

Donald Trump menace Delcy Rodríguez et réclame le Groenland après la chute de Maduro

Donald Trump menace Delcy Rodríguez et réclame le Groenland après la chute de Maduro

Au lendemain de l'opération militaire américaine ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro, Donald Trump a lancé dimanche un ultimatum glaçant à la nouvelle présidente par intérim du Venezuela, tout en réaffirmant ses ambitions territoriales sur le Groenland.

« Un prix plus élevé que Maduro »

L'avertissement est sans équivoque. Dans un entretien téléphonique accordé ce dimanche au magazine The Atlantic, le président américain Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez, fraîchement désignée présidente par intérim du Venezuela par la Cour suprême. « Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle payera un prix très élevé, probablement plus élevé que Maduro », a martelé le locataire de la Maison Blanche.

Cette déclaration intervient dans un climat de tension extrême, moins de 24 heures après le raid des forces spéciales américaines à Caracas qui a abouti à l'arrestation de Nicolás Maduro et son transfert vers New York pour y répondre d'accusations de narco-terrorisme. Pour Donald Trump, le pays est désormais « en faillite » et constitue « une catastrophe dans tous les domaines ». Il estime que la « reconstruction et le changement de régime » actuels ne peuvent être que bénéfiques par rapport au chaos précédent.

Washington maintient la pression pétrolière

Si Delcy Rodríguez a affirmé que le Venezuela était prêt à se « défendre », qualifiant l'opération américaine d'« enlèvement », l'administration Trump joue la carte de l'asphyxie économique. Le secrétaire d'État Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a précisé dimanche que les États-Unis conserveraient leurs leviers de pression, citant spécifiquement l'« embargo pétrolier ».

« Nous jugerons tout sur leurs actes », a déclaré Marco Rubio, laissant entendre que Washington pourrait collaborer avec les responsables vénézuéliens restants, dont l'armée dirigée par Vladimir Padrino López, uniquement s'ils prennent les « bonnes décisions » pour la transition démocratique.

L'obsession du Groenland refait surface

En marge de la crise vénézuélienne, Donald Trump a profité de l'interview pour remettre sur la table un vieux dossier géopolitique : l'achat du Groenland. Interrogé sur la portée de l'interventionnisme américain après le raid sur Caracas, le président a établi un lien direct avec l'île autonome sous souveraineté du Danemark.

« Nous avons besoin du Groenland, absolument », a-t-il affirmé, invoquant des impératifs de « sécurité internationale ». Cette déclaration relance les spéculations sur les velléités expansionnistes de l'administration républicaine, qui semble désormais prête à user de méthodes plus agressives pour sécuriser ses intérêts stratégiques dans l'hémisphère Nord comme en Amérique latine.

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