À retenir
- Sur le plateau de BFMTV, Dominique Rizet a laissé entendre qu’il pourrait manifester le samedi 17 octobre contre la vie chère
- Le consultant police-justice, 67 ans, dit refuser une baisse de sa retraite après avoir travaillé dès l’âge de 14 ans
- Le gouvernement envisage un gel partiel des pensions de base en 2027, une décision renvoyée au Parlement
- La journée du 17 octobre, lancée sur les réseaux sociaux, doit rassembler lycéens, Gilets jaunes, syndicats et retraités
Au sommaire
Dominique Rizet n’exclut plus de passer de l’autre côté de la caméra. Sur le plateau de BFMTV, dans un extrait relayé jeudi 15 octobre sur X par le compte AlertesInfos, le consultant police-justice de la chaîne a dit qu’il pourrait un jour rejoindre la mobilisation contre la vie chère prévue samedi 17 octobre.
« C’est notre tour, maintenant », a-t-il lancé, en associant les agriculteurs et les retraités dans une même colère.
Journaliste spécialiste des affaires criminelles, longtemps grand reporter au Figaro Magazine et figure de « Faites entrer l’accusé », Dominique Rizet commente depuis plusieurs années l’actualité police-justice sur BFMTV.
À 67 ans, Dominique Rizet refuse de voir baisser sa retraite
Le journaliste a d’abord parlé du prix du gazole, qu’il juge « terrifiant » pour les paysans qui passent leurs journées sur un tracteur. Il a ajouté que des membres de sa propre famille en souffraient.
Il a ensuite détaillé son parcours : fils d’ouvrier, embauché à 14 ans chez un maçon pendant les vacances scolaires, puis à 18 ans dans un laminoir, avant d’enchaîner les gardes de nuit pendant ses études de journalisme et de droit à Paris. Selon lui, il avait déjà huit trimestres de cotisation avant 20 ans.
« On ne doit pas me baisser ma retraite », a-t-il insisté. Un autre invité a objecté que l’État ne tenait pas ce discours ; le consultant a maintenu que « ça va se finir comme ça ».
Le contexte budgétaire nourrit cette inquiétude. Pour 2027, le gouvernement envisage de geler les pensions de base les plus élevées tout en protégeant les plus modestes. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que l’effort demandé aux retraités serait inférieur à 6 milliards d’euros et que le Parlement trancherait. Le site a détaillé la hausse Agirc-Arrco de novembre avant le gel partiel prévu en 2027.
« Même nous, on est impactés » : le constat d’un journaliste de télévision
Dominique Rizet a présenté son propre malaise comme un signal d’alarme.
« Même nous, maintenant, des journalistes, on travaille à la télé, on gagne bien notre vie. Même nous, on est impactés », a-t-il déclaré. Si des salariés aisés ressentent la pression, a-t-il poursuivi, d’autres souffrent depuis bien plus longtemps.
Père de cinq enfants, il a reconnu ne pas avoir vu venir cette détresse, y compris chez les étudiants. « Je m’en veux parce que je ne les ai pas vus souffrir », a-t-il confié.
Les Gilets jaunes, 28 samedis couverts en plateau
Le consultant a rappelé avoir commenté 28 samedis d’affilée du mouvement des Gilets jaunes, dont le premier acte remonte au 17 novembre 2018. Il dit avoir relu ses notes de l’époque le week-end dernier.
Il en tire une critique directe du chef de l’État. « Le président n’est pas sorti de son palais », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement avait alors « méprisé » les manifestants.
Il est resté prudent sur sa propre participation. Interrogé pour savoir s’il irait manifester, il a répondu « peut-être », avant de conclure : « Je peux aller porter une pancarte. » Un autre invité a relevé que c’était la première fois qu’un plateau de BFMTV semblait globalement d’accord avec une mobilisation.
Samedi 17 octobre, une mobilisation née sur les réseaux sociaux
L’appel au 17 octobre circule sur les réseaux sociaux depuis la fin de l’été, sans organisateur unique. Au 13 octobre, aucune déclaration officielle n’avait été déposée à la préfecture de police de Paris.
Les lycéens et étudiants, mobilisés depuis la mi-septembre, envisagent une « convergence des luttes » ce jour-là. L’Union syndicale lycéenne réclame la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. À Lyon, les lycéens avaient déjà prévu de défiler jeudi place des Terreaux.
Gilets jaunes, soignants, pompiers et retraités sont également attendus, autour des prix des carburants, des salaires, des pensions et des services publics. La CGT a fait savoir qu’elle serait présente partout où les conditions le permettent.
























