David Lisnard, maire de Cannes, a officialisé ce mardi sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Il annonce simultanément son départ des Républicains, dénonçant un vote qu’il juge « truqué » sur la question de la désignation du candidat de droite.
La rupture a été consommée le lundi soir. Lisnard s’est rendu au siège de LR pour remettre en main propre sa lettre de démission à Bruno Retailleau, après une réunion d’une quarantaine de minutes. Il reproche au bureau politique d’avoir organisé un vote mêlant deux options procédurales — primaire fermée ou semi-ouverte — à la candidature directe de Retailleau. Un découpage délibérément biaisé, selon lui.
« Je n’ai plus rien à faire chez les LR », a-t-il tranché en quittant le siège du parti.
Liberté, sécurité, éducation : les trois axes du programme
Le maire de Cannes depuis 2014 se lance désormais en indépendant. Son projet s’articule autour de trois piliers : la liberté individuelle, la sécurité et l’éducation. Il appelle les forces de droite à s’unir autour d’une primaire ouverte, un format plus large capable de rassembler, selon lui, bien au-delà des seuls adhérents LR. Lisnard multipliait les déplacements en province depuis plusieurs mois pour préparer ce lancement.
Les réactions au sein de la droite
Les critiques n’ont pas tardé au sein de LR. Roger Karoutchi a estimé que « parler de vote truqué est inadmissible ». Agnès Evren a déploré que « la droite soit rattrapée par le syndrome d’autodestruction ».
Lisnard devient ainsi le deuxième candidat déclaré à droite pour 2027, dans un paysage politique qui peine à se rassembler à un peu plus d’un an du scrutin. En parallèle, à gauche, Marine Tondelier a récemment fait l’actualité pour des raisons bien différentes, rappelant que la campagne présidentielle s’installe à vitesse accélérée sur tous les bancs.











