Le Zoo de Beauval a officiellement confirmé ce jeudi 6 novembre, en présence du ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le lancement d’un projet majeur à 25 millions d’euros pour accueillir les dauphins de plusieurs parcs, dont potentiellement ceux de Marineland, d’ici 2027.
Face à l’impasse pour les cétacés du parc Marineland d’Antibes, une solution d’envergure prend forme dans le Loir-et-Cher. Le directeur du Zoo de Beauval, Rodolphe Delord, a détaillé un projet ambitieux pour créer un véritable refuge pour les dauphins.
Le complexe, qui s’étendra sur 2,5 hectares, comprendra sept bassins distincts, dont trois immenses lagons paysagers. Avec des profondeurs allant de 2 à 10 mètres, l’objectif est de recréer un environnement proche des conditions naturelles, avec des vagues et des courants.
Le coût de cette installation est estimé à 25 millions d’euros et sera, comme l’a précisé Rodolphe Delord, « intégralement supporté par le zoo de Beauval ». Les travaux doivent débuter en février 2026 pour une ouverture espérée en mars 2027.
Une réponse à la loi sur le bien-être animal
Ce projet intervient pour appliquer la loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, qui interdira les spectacles de cétacés à partir de décembre 2026. En visite à Beauval, le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a salué une initiative qui « garantit le bien-être des animaux ».
L’État soutient le projet sans toutefois participer à son financement. Rodolphe Delord a d’ailleurs souligné qu’il s’agissait initialement d’une sollicitation du gouvernement pour trouver une issue à la situation des dauphins en France.
Si la priorité est donnée aux dauphins de Marineland, le directeur a précisé qu’un accord formel devait encore être trouvé avec le parc d’Antibes. Le futur centre pourra également accueillir des cétacés d’autres parcs européens.
L’incertitude demeure pour les orques
Si une solution se dessine pour les dauphins, la question de l’avenir des orques de Marineland reste entière. Le ministre a confirmé qu’aucune structure comme celle de Beauval n’était envisageable pour ces animaux.
Les autorités explorent « l’ensemble des pistes pour transférer ses orques dans de bonnes conditions », mais aucune option concrète n’a été annoncée à ce jour.
