Microsoft intègre Claude d’Anthropic dans Microsoft 365 Copilot. La fonctionnalité Copilot Cowork, annoncée le 9 mars et actuellement en test auprès d’entreprises sélectionnées, permet à l’IA d’exécuter des tâches complexes sur plusieurs applications en autonomie. Word et Excel sont déjà opérationnels, PowerPoint et Outlook suivront dans les prochaines semaines.
Le choix de Microsoft a de quoi surprendre : malgré ses 13 milliards de dollars investis dans OpenAI, le géant de Redmond a bâti sa nouvelle fonctionnalité phare sur la technologie Claude d’Anthropic. Copilot Cowork reprend le moteur de Claude Cowork lancé pour le grand public plus tôt cette année et l’intègre directement dans l’environnement Microsoft 365. Concrètement, l’agent peut enchaîner plusieurs tâches à la suite — rédiger un compte-rendu dans Word, consolider des données dans Excel, puis envoyer un résumé par Outlook — sans intervention manuelle entre chaque étape.
Ce qui est disponible dès maintenant
Les entreprises engagées dans le programme de test accèdent aux modèles Claude 3.5 Sonnet et Claude Opus 4.6 comme alternative au modèle GPT-4o de Microsoft dans Copilot. Word et Excel bénéficient des fonctionnalités agentiques complètes dès aujourd’hui. PowerPoint et Outlook sont en cours de déploiement progressif. Le nouveau niveau de licence baptisé E7 est réservé aux grandes entreprises — aucune date n’est encore communiquée pour les PME ou le grand public.
Les métiers les plus concernés
Pour les salariés qui passent leur journée sur les outils Microsoft, l’impact peut être concret et immédiat. Préparer un reporting, croiser des données de plusieurs fichiers Excel, rédiger un email de synthèse à partir d’un document Word : autant de tâches que Copilot Cowork peut désormais enchaîner sur simple instruction vocale ou textuelle. Les assistants de direction, les contrôleurs de gestion, les équipes RH et les commerciaux sont les premiers concernés par ce changement de fond.
La stratégie multi-modèles de Microsoft
Microsoft affirme vouloir proposer le meilleur modèle pour chaque tâche, sans dépendance exclusive à un fournisseur. Copilot continue de s’appuyer sur OpenAI pour certaines fonctions, tandis que Claude prend la main sur d’autres. Cette approche multi-modèles, encore rare chez les grandes plateformes, pourrait devenir la norme dans les outils d’entreprise d’ici la fin de l’année. Pour les salariés, cela se traduit par une IA plus capable sans changer d’outil — l’intégration se fait entièrement en arrière-plan.
