Avec un litre de carburant qui flirte désormais avec les deux euros, les Français changent massivement de cap. Les ventes de voitures électriques ont bondi de près de 30 % en ce début d’année, portées par un argument devenu imparable : le portefeuille.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En février 2026, les véhicules 100 % électriques ont représenté 27 % des immatriculations neuves en France, avec 32 608 unités vendues. Un record historique qui pourrait être pulvérisé dès mars, tant les journées portes ouvertes des concessionnaires ont affolé les compteurs.
Une ruée alimentée par la flambée des prix à la pompe
Stellantis a enregistré une hausse de 45 % des commandes de véhicules électriques lors de ses portes ouvertes de mars, comparé à janvier. Par rapport à mars 2025, la progression atteint même 65 %. Chez Ford, la part des commandes électriques est passée de 25 % à 42 % en un an. Le constructeur MG a de son côté comptabilisé 1 700 commandes en mars, soit 31 % de plus qu’en janvier.
Sur le marché de l’occasion, la tendance est encore plus spectaculaire. Selon La Centrale, les recherches de voitures électriques d’occasion ont explosé de 91 % entre fin février et mi-mars 2026, dans la foulée de la hausse des tensions géopolitiques qui ont fait grimper les cours du pétrole.
Près de 80 euros d’économie par mois
Au-delà de la tendance, ce sont les calculs concrets qui font basculer les automobilistes. Pour un véhicule parcourant 1 000 kilomètres par mois, la facture mensuelle tombe à environ 65 euros en électrique, contre 142 euros pour un moteur thermique consommant sept litres aux cent kilomètres à deux euros le litre. Soit une économie de 77 euros chaque mois, près de 930 euros sur l’année.
La Renault 5 en tête des ventes
Sur le podium des modèles les plus vendus début 2026, la Renault 5 E-Tech confirme son statut de star du segment électrique français. Elle devance le Renault Scenic E-Tech et la Peugeot e-208, preuve que les constructeurs hexagonaux tirent leur épingle du jeu face à la concurrence chinoise et américaine.
Pour les experts du secteur, le cap des 30 % de part de marché devrait être franchi dès le printemps. Un seuil symbolique qui confirmerait l’accélération irréversible de la transition vers la mobilité électrique en France, portée autant par la contrainte économique que par l’évolution des mentalités.












