La guerre déclenchée fin février entre les États-Unis, Israël et l’Iran a provoqué une envolée du prix du kérosène. Air France-KLM applique déjà une surcharge carburant pouvant atteindre 319 euros sur les vols transatlantiques. Et la tendance n’est pas à la baisse.
Air France à 319 € de surcharge : ce que ça change pour vous
Depuis le 11 mars 2026, Air France et KLM ont officiellement intégré une surcharge carburant sur leurs billets long-courriers. Sur un aller-retour en classe économique, le minimum à prévoir est de 50 euros supplémentaires. Sur les liaisons transatlantiques — Paris-New York, Paris-Los Angeles, Paris-Montréal —, la facture grimpe jusqu’à 319 euros, d’après le site spécialisé Ulysse (mars 2026), soit une addition bien réelle pour les familles qui planifient leurs vacances d’été.
La cause est directe : depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février, le cours du carburant aviation s’est envolé. L’IATA (Association internationale du transport aérien) a enregistré un prix autour de 197 dollars le baril mi-mars 2026, contre environ 96 dollars fin février — soit une quasi-multiplication par deux en moins de quatre semaines.
Un mouvement mondial : China Airlines à +157 %, Cathay Pacific à +34 %
Air France n’est pas seule. China Airlines et EVA Air ont annoncé une augmentation de leur surcharge de plus de 157 % à compter du 7 avril, comme le relève Air Journal (4 avril 2026). Selon VisaVerge, Cathay Pacific, le grand transporteur hongkongais, a relevé les siennes de 34 % dès le 1er avril, en précisant qu’il les réviserait désormais toutes les deux semaines — une fréquence inédite qui traduit l’ampleur de l’incertitude.
En Chine continentale, Air China, China Southern et la low-cost Spring Airlines ont elles aussi communiqué sur des hausses imminentes pour leurs vols intérieurs. La flambée du pétrole liée aux déclarations de Trump avait déjà mis les marchés sous pression avant les premières frappes.
La géographie joue un rôle aggravant. Les routes Asie-Europe, qui empruntaient traditionnellement l’espace aérien iranien ou le couloir du golfe Persique, sont contraintes de dévier. Ces détours ajoutent jusqu’à deux heures de vol supplémentaires, et donc autant de kérosène brûlé à chaque rotation.
Faut-il réserver maintenant ou attendre ?
C’est la question que se posent des millions de Français en ce printemps 2026. La réponse des spécialistes est quasi unanime : réserver maintenant est préférable.
Les surcharges s’appliquent aux billets émis après une certaine date, pas à ceux déjà achetés. Les voyageurs qui avaient réservé avant le déclenchement du conflit sont protégés. Ceux qui attendent s’exposent à de nouvelles hausses si le Brent reste durablement au-dessus des 100 dollars le baril.
Pour les vols vers l’Europe, l’impact est plus limité, même si certaines compagnies commencent à répercuter leurs coûts sur les moyens-courriers. L’Espagne, l’Italie ou le Portugal restent accessibles à des tarifs raisonnables pour l’instant.
Pour les long-courriers — Amériques, Asie, Océanie —, la fenêtre de prix raisonnables se referme vite. Air France a prévenu que ses surcharges seraient réévaluées régulièrement selon l’évolution du baril.
Les alternatives : train de nuit, destinations proches
Face à cette flambée, plusieurs stratégies s’offrent aux vacanciers. Le train de nuit redevient une option sérieuse pour rejoindre l’Allemagne, l’Autriche ou l’Espagne sans passer par un aéroport. Paris-Berlin en train de nuit reste ainsi compétitif à partir de 29,99 euros.
En France, les destinations hexagonales tirent leur épingle du jeu. Les Français plébiscitent la Corse et la Bretagne pour cet été, deux choix qui évitent la question du carburant aérien. Pour ceux qui souhaitent quand même partir loin, nos sélections de destinations pas chères à réserver maintenant restent d’actualité, à condition d’agir vite.












