Tous les élèves de première, qu’ils soient en filière générale ou technologique, devront passer une épreuve anticipée de mathématiques au baccalauréat dès juin 2026. Cette nouvelle épreuve, coefficient 2, s’ajoute à celle de français et redonne aux maths une place centrale au lycée.
Pour les quelque 700 000 lycéens concernés, le compte à rebours est lancé. Cette épreuve d’une durée de deux heures, sans calculatrice, se déroulera en juin prochain et comptera pour le baccalauréat 2027. Son introduction marque un virage significatif dans la politique éducative française, qui entend réaffirmer la place des mathématiques dans le socle commun de connaissances.
Deux heures, deux parties, zéro calculatrice
Le format de l’épreuve est désormais connu grâce aux sujets zéro publiés par le ministère de l’Éducation nationale. La première partie, notée sur 6 points, porte sur des automatismes : calculs rapides et questions à choix multiples. La seconde partie, sur 14 points, propose deux à trois exercices indépendants évaluant les compétences mobilisées dans l’activité mathématique.
Point crucial : la calculatrice est interdite. Un choix assumé par le ministère, qui souhaite évaluer la maîtrise des fondamentaux plutôt que la capacité à manipuler un outil numérique.
Des sujets adaptés selon les filières
Si le format reste identique pour tous, les sujets diffèrent selon le profil de l’élève. Trois versions sont prévues : une pour les élèves de la voie générale ayant choisi la spécialité mathématiques, une pour ceux de la voie générale sans cette spécialité, et une pour la voie technologique. Les programmes évalués correspondent au tronc commun de mathématiques de première.
Comment préparer cette épreuve ?
Les enseignants recommandent de travailler régulièrement le calcul mental et les automatismes, compétences particulièrement évaluées dans la première partie. Les sujets zéro disponibles sur le site Éduscol permettent de se familiariser avec le format et le niveau attendu.
Côté parents, la principale inquiétude porte sur la charge de travail supplémentaire en classe de première, déjà dense avec l’épreuve anticipée de français. Les syndicats enseignants, eux, pointent le manque de temps de préparation, cette réforme ayant été annoncée tardivement pour une application dès 2026.
Malgré ces réserves, le ministère maintient le cap. Cette épreuve s’inscrit dans une volonté plus large de rééquilibrer les matières scientifiques au lycée, après des années de recul du niveau en mathématiques mesuré par les enquêtes internationales PISA.








