Assurance-vie et déclaration de revenus : ce qu’il faut vraiment déclarer

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
3 Min de lecture
3 Min de lecture
Photo / Pexels

La période de déclaration des revenus approche. Si vous détenez un contrat d’assurance-vie, la question de ce qu’il faut déclarer — ou non — revient chaque année. La réponse dépend d’un élément clé : avez-vous effectué un rachat en 2025 ?

Contrairement à ce que beaucoup de détenteurs pensent, une assurance-vie ne génère pas automatiquement une obligation déclarative chaque année. C’est le rachat — partiel ou total — qui déclenche l’imposition, pas le simple fait de détenir un contrat ou de voir ses intérêts s’accumuler.

Pas de rachat en 2025 : rien à déclarer

Si votre contrat d’assurance-vie a simplement continué de fonctionner en 2025 sans que vous ayez retiré d’argent, vous n’avez rien à déclarer. Les intérêts et plus-values qui s’accumulent à l’intérieur du contrat ne sont pas imposables tant qu’ils restent investis. C’est l’un des grands avantages fiscaux de l’assurance-vie : la capitalisation en franchise d’impôt.

En cas de rachat : l’imposition dépend de l’ancienneté du contrat

Si vous avez effectué un retrait en 2025, seule la part de gains incluse dans le rachat est imposable — pas le capital que vous avez versé. Le calcul est proportionnel : si votre contrat contient 80 % de capital et 20 % de gains, un rachat de 10 000 euros comprend 2 000 euros de gains imposables.

L’ancienneté du contrat détermine ensuite le régime fiscal applicable :

Contrat de moins de 8 ans : les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % — soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour l’intégration au barème progressif si cela vous est plus favorable.

Contrat de plus de 8 ans : vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains (9 200 euros pour un couple). Au-delà, le taux d’imposition est réduit à 7,5 % pour les primes versées avant le 27 septembre 2017, et à 12,8 % pour les primes versées après cette date.

Le formulaire pré-rempli : à vérifier sans faute

Votre assureur a normalement transmis à l’administration fiscale un imprimé fiscal unique (IFU) récapitulant les rachats effectués et les gains correspondants. Ces données apparaissent en pré-remplissage sur votre déclaration, principalement dans le formulaire 2042 C. Vérifiez scrupuleusement ces montants : en cas d’erreur de l’assureur, c’est vous qui êtes responsable de la déclaration exacte.

Livret A, PEL, LDDS : aucune déclaration à faire

Contrairement à l’assurance-vie, les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) sont totalement exonérés d’impôt — et n’apparaissent pas sur la déclaration de revenus. Le PEL génère en revanche des intérêts imposables dès la 12e année du plan, qui doivent eux être déclarés.

Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.