Artemis II a décollé : la NASA envoie quatre astronautes vers la Lune

Première mission lunaire habitée depuis 1972, en direct depuis le Kennedy Space Center

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
5 Min de lecture
5 Min de lecture

C’est fait. Ce mercredi 2 avril 2026 à 00h35 heure de Paris (18h35 EDT), la fusée SLS de la NASA a décollé du Kennedy Space Center en Floride avec quatre astronautes à bord. Pour la première fois depuis 54 ans, des êtres humains sont en route vers la Lune.

Les deux boosters à propergol solide se sont allumés les premiers, fournissant plus de 75 % de la poussée nécessaire au décollage. Combinée aux quatre moteurs RS-25 de l’étage principal, la puissance totale a atteint 8,8 millions de livres de poussée — un grondement qui a secoué la côte de Floride. Deux minutes après le lancement, les boosters se sont séparés avec succès, suivis de la séparation du système d’interruption de lancement (LAS) et de l’étage principal. L’étage cryogénique intérimaire (ICPS) a ensuite pris le relais pour placer la capsule Orion en orbite.

Reid Wiseman (commandant), Victor Glover (pilote), Christina Koch et l’astronaute canadien Jeremy Hansen sont désormais en route pour un voyage de dix jours autour de la Lune. L’objectif : tester les systèmes de vie d’Orion avec un équipage humain à bord — une étape indispensable avant l’alunissage prévu pour Artemis III.

Quatre astronautes, quatre premières historiques

L’équipage d’Artemis II réunit quatre premières simultanées dans l’histoire de l’exploration spatiale habitée. Victor Glover devient le premier astronaute noir à se rendre dans l’espace lointain. Christina Koch est la première femme à s’aventurer au-delà de l’orbite terrestre basse.

Jeremy Hansen, lui, est le premier non-Américain à voler vers la Lune depuis le programme Apollo. Et Reid Wiseman, vétéran de l’ISS, dirige cette mission au profil inédit depuis un demi-siècle.

Un survol, pas un alunissage — mais une étape décisive

Artemis II ne se posera pas sur la surface lunaire. La mission réalisera ce que les ingénieurs appellent un « free return trajectory » : un long arc autour de la Lune qui ramènera naturellement la capsule vers la Terre en cas de défaillance critique. C’est exactement la trajectoire qu’Apollo 13 avait empruntée en urgence en 1970.

Si tout se passe comme prévu, l’équipage atteindra son point le plus proche de la Lune à environ 7 400 kilomètres de la surface, établissant un nouveau record de distance parcourue par des humains depuis Apollo 17 en 1972. Les données collectées seront essentielles pour préparer Artemis III, qui devrait voir les premiers pas d’une femme sur la Lune d’ici 2028.

Un décollage après quelques sueurs froides

Le lancement ne s’est pas déroulé sans accroc. Les équipes ont dû résoudre un problème de dernière minute sur le Flight Termination System (FTS), le dispositif de sécurité qui permet de détruire la fusée en vol si elle dévie de sa trajectoire. La NASA a finalement recours à du matériel hérité du programme navette spatiale pour vérifier le système — un bricolage audacieux qui a payé.

La météo, elle, a joué en faveur de la mission : après une matinée nuageuse, les conditions se sont nettement améliorées avec 90 % de probabilité favorable au moment du décollage.

La NASA en direct jusqu’au retour sur Terre

NASA TV et la chaîne YouTube officielle de l’agence spatiale américaine proposent une couverture continue de la mission. Les moments clés — insertion lunaire, survol, amerrissage — seront tous diffusés en direct. Pour tout savoir sur l’agenda de la mission, consultez notre guide complet Artemis II.

Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.