Lancée le 1er avril 2026 depuis Cap Canaveral, la mission Artemis II vit ce 6 avril son moment le plus spectaculaire : le survol de la Lune. À bord d’Orion, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen ont observé depuis l’espace une éclipse solaire inédite, alors que la Lune masquait le Soleil devant leurs hublots.
Le décollage historique du 1er avril
À 22 h 35 UTC le 1er avril 2026, le rugissement du SLS a brisé le silence de la nuit floridienne. Depuis le complexe de lancement 39B du Kennedy Space Center, la fusée la plus puissante jamais pilotée par des humains — 98 mètres de haut — s’est arrachée du sol dans un panache de flammes et de vapeur, portant à son sommet la capsule Orion et ses quatre occupants.
C’est la première mission habitée à quitter l’orbite terrestre basse depuis Apollo 17 en décembre 1972. Cinquante-trois ans après les derniers pas humains sur la Lune, l’humanité renoue avec l’aventure lunaire.
Cap sur la Lune : la trajectoire de l’Orion
Dès le lendemain du lancement, le 2 avril, Orion a effectué une manœuvre décisive : le translunar injection burn (TLI), une combustion principale de cinq minutes et cinquante secondes qui a propulsé le vaisseau hors de l’attraction terrestre et mis le cap définitivement sur la Lune. Les jours suivants, l’équipage a consacré son temps aux vérifications des systèmes et aux exercices d’urgence.
Le 5 avril, à 0 h 41 heure de Paris le 6 avril, Orion est entré dans la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune — le point de non-retour où c’est désormais la Lune, et non plus la Terre, qui gouverne la trajectoire du vaisseau.
Le survol lunaire du 6 avril : une éclipse vue de l’espace
Ce 6 avril marque l’apogée de la mission. À 14 h 45 heure de Paris, les hublots d’Orion se sont orientés vers la Lune pour le lunar flyby : le survol au plus près de notre satellite. Mais l’équipage a vécu bien plus qu’un simple passage : pendant environ une heure, la Lune a masqué le Soleil depuis leur point de vue, leur offrant une éclipse solaire que nul astronaute n’avait observée ainsi depuis des décennies.
Ce phénomène, dû à l’alignement parfait entre Orion, la Lune et le Soleil au moment du survol, n’était pas planifié à l’origine — c’est la mécanique céleste qui en a décidé ainsi. Les images transmises depuis le vaisseau sont d’ores et déjà qualifiées d’historiques par la NASA.
Un équipage aux profils inédits
À bord, quatre astronautes écrivent l’histoire à titre personnel. Reid Wiseman commande la mission. Victor Glover devient le premier homme noir à voyager vers la Lune. Christina Koch est la première femme à s’aventurer aussi loin dans l’espace. Et Jeremy Hansen, astronaute de l’Agence spatiale canadienne, est le premier non-Américain à participer à une mission lunaire habitée.
Lors des missions Apollo (1968-1972), tous les astronautes étaient des hommes américains blancs. Artemis II incarne un changement profond dans la conquête spatiale.
Retour prévu le 10 avril dans le Pacifique
Après le survol lunaire de ce 6 avril, Orion entame sa trajectoire de retour vers la Terre. L’amerrissage est prévu le 10 avril 2026 dans l’océan Pacifique, au large des côtes californiennes. La mission durera au total dix jours.
Artemis II n’est pas qu’un exploit technique : c’est la répétition générale. Les données recueillies prépareront Artemis III, la mission qui devra, pour la première fois depuis 1972, ramener des humains sur la surface lunaire — cette fois pour y rester.
Questions / Réponses
Artemis II a décollé le 1er avril 2026 à 22 h 35 UTC depuis le Kennedy Space Center en Floride, à bord du lanceur SLS et de la capsule Orion.
L’équipage comprend Reid Wiseman (commandant), Victor Glover, Christina Koch (tous NASA) et Jeremy Hansen (Agence spatiale canadienne). C’est la première femme, le premier homme noir et le premier non-Américain à participer à une mission lunaire habitée.
Le retour est prévu le 10 avril 2026, par amerrissage dans l’océan Pacifique au large de la Californie.










