À retenir
- Le 8 octobre devant la Cnaf, Stéphanie Rist a évoqué un ciblage de l’allocation de rentrée scolaire selon l’âge des enfants
- Le PLFSS 2027 prévoit 0,6 milliard d’euros d’économies sur cette aide, versée à près de 3 millions de familles
- L’Unaf rappelle que près de la moitié des familles bénéficiaires sont monoparentales
- Les députés examinent le budget de la Sécurité sociale en séance à partir du mardi 20 octobre
L’allocation de rentrée scolaire pourrait être réservée en priorité à certaines tranches d’âge. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, l’a dit devant le conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales le 8 octobre.
« La réflexion que nous ouvrons porte sur son ciblage, pour la concentrer davantage sur ceux qui en ont le plus besoin, par exemple selon l’âge des enfants », a déclaré la ministre.
Aucun barème n’a été présenté. Le gouvernement a pourtant déjà inscrit le montant attendu dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 : 600 millions d’euros de moins consacrés à l’ARS l’an prochain.
Trois montants de 426,87 à 466,02 euros versés le 18 août 2026
L’âge de l’enfant module déjà l’aide. Selon service-public.gouv.fr, l’ARS versée à partir du 18 août 2026 s’élevait à 426,87 euros entre 6 et 10 ans, à 450,41 euros entre 11 et 14 ans et à 466,02 euros entre 15 et 18 ans.
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L’écart entre le plus jeune et le plus âgé ne dépasse donc pas 39,15 euros. Le gouvernement envisage une différence beaucoup plus marquée, ou l’exclusion de certaines tranches.
Les plafonds de ressources 2026, calculés sur les revenus de 2024, sont les suivants :
| Enfants à charge | Plafond de revenus 2024 |
|---|---|
| 1 enfant | 28 956 € |
| 2 enfants | 35 638 € |
| 3 enfants | 42 320 € |
| Par enfant supplémentaire | + 6 682 € |
Le texte gouvernemental ne dit pas si ces plafonds seront revus. Les nouveaux paramètres seraient fixés après l’adoption du budget, sans calendrier annoncé à ce stade.
L’Unaf chiffre la coupe à un quart du coût de l’ARS
L’aide représente aujourd’hui un peu plus de 2 milliards d’euros par an. Entendue par le rapporteur général du PLFSS le 29 septembre, l’Union nationale des associations familiales a évalué l’économie visée à environ un quart du coût de l’allocation.
Dans un communiqué du 12 octobre, l’Unaf dénonce « 600 millions d’euros en moins aux dépens de familles très modestes dont près de la moitié sont monoparentales ».
L’association compte à part le gel des prestations familiales, également prévu dans le texte, qu’elle chiffre à 600 millions d’euros de moins pour l’ensemble des familles avec enfants.
Matignon assume ce recentrage. « L’allocation de rentrée scolaire n’est pas toujours en lien avec les besoins », avait estimé Sébastien Lecornu dans Le Figaro le 17 septembre.
Le vote à l’Assemblée débute mardi 20 octobre
La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a ouvert l’examen du PLFSS le lundi 12 octobre. Le débat dans l’hémicycle commence le mardi 20 octobre, avec plus de 1 600 amendements déposés.
Les députés, puis les sénateurs, peuvent supprimer ou modifier la mesure. En 2025, le Parlement avait déjà écarté par amendement une « année blanche » sur les prestations.
Le recentrage s’ajoute à d’autres efforts demandés aux ménages dans les textes budgétaires, comme le gel partiel des retraites de base prévu en 2027.
La politique familiale s’invite aussi dans la précampagne présidentielle : Édouard Philippe a ainsi proposé 350 euros par mois dès le premier enfant.
Pour les familles, rien ne change avant la rentrée 2027. L’ARS d’août 2026 reste acquise, et aucune démarche n’est demandée d’ici là.
Pour aller plus loin : notre guide des aides et allocations.
























