À retenir
- Un promeneur de 65 ans est mort dimanche 18 octobre vers midi, touché par un tir de chasseur, selon le parquet de Mende.
- Le tireur, 50 ans, dit avoir vu « quelque chose bouger dans des fougères » ; il est en garde à vue.
- Aucun non-chasseur n’était mort d’un accident de chasse entre les saisons 2022-2023 et 2025-2026, selon l’OFB.
Un promeneur de 65 ans est mort dimanche 18 octobre, vers midi, après avoir été touché par le tir d’un chasseur à Cassagnas, village des Cévennes en Lozère.
Le tireur est un homme de 50 ans qui vit dans la commune. Il participait à une battue au sanglier, une chasse collective où plusieurs tireurs se postent pendant que d’autres poussent le gibier vers eux.
Un tir dans les fougères, vers midi
Selon le procureur de Mende, cité par Midi Libre, le chasseur a déclaré avoir vu « quelque chose bouger dans des fougères » avant de tirer.
La balle a touché le promeneur, qui a subi deux arrêts cardiaques. Les secours sont arrivés rapidement et une évacuation par hélicoptère a été tentée, mais l’homme est mort malgré les soins. Sa compagne est arrivée très vite sur les lieux.
Le chasseur a été placé en garde à vue pour homicide involontaire. Cette mesure dure 24 heures et peut être prolongée d’autant.
Ni la victime ni le tireur n’ont été nommés à ce stade.
Aucun non-chasseur n’était mort en quatre saisons
Les accidents de chasse ont fait 4 morts lors de la saison 2025-2026, contre 11 la saison précédente, d’après le bilan de l’Office français de la biodiversité. C’est le niveau le plus bas jamais enregistré.
Parmi les 92 victimes recensées, 10 n’étaient pas chasseurs. Aucune n’est décédée, pour la quatrième saison consécutive, mais quatre de ces accidents ont été graves.
Les accidents liés au grand gibier, dont le sanglier, représentent 66 % du total, contre 56 % en moyenne sur vingt ans.
Le décès de Cassagnas intervient donc après quatre saisons sans mort parmi les non-chasseurs.
Les enquêteurs doivent établir où se trouvait le promeneur
L’enquête doit déterminer dans quelles conditions le coup est parti et quelle était la position du promeneur au moment du tir.
Il est trop tôt pour dire si la cause relève d’une confusion avec un animal, de l’angle de tir, d’un ricochet ou d’une autre erreur.
Le chasseur est présumé innocent tant qu’aucune décision de justice n’est rendue. La suite, mise en examen éventuelle ou classement, dépendra des conclusions des enquêteurs et du parquet de Mende, qui doit indiquer à l’issue de la garde à vue quelle direction prend la procédure.






























