Investisseurs Duralex : 7 millions d’euros perdus malgré la reprise

Les 10 523 particuliers qui avaient misé via Lita en 2025 ne reverront pas leur argent. Le repreneur Cédric Meston leur offre une visite et des produits.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Investisseurs Duralex : 7 millions d'euros perdus malgré la reprise

À retenir

  • Lita annonce le 15 octobre 2026 que ses 10 523 investisseurs perdent les 7 millions d’euros prêtés à Duralex
  • Les titres participatifs souscrits fin 2025 promettaient 8 % brut par an sur sept ans, sans garantie du capital
  • Le tribunal de commerce d’Orléans a validé le 14 octobre la reprise par Cédric Meston, qui conserve 155 emplois sur environ 220
  • Le repreneur propose aux particuliers une visite de l’usine et des produits, selon ici
Au sommaire
  1. Le tribunal d’Orléans a choisi l’offre de Cédric Meston le 14 octobre
  2. Des titres participatifs à 8 % brut, sans garantie du capital
  3. L’article L228-36 du Code de commerce place ces titres en fin de file
  4. Une visite d’usine et des produits Duralex en guise de geste
  5. Le parquet d’Orléans enquête sur la gestion de la verrerie

Les 10 523 particuliers qui avaient financé la verrerie Duralex via la plateforme Lita ne récupéreront pas leur argent. Lita l’a annoncé jeudi 15 octobre, au lendemain de la décision du tribunal de commerce d’Orléans.

« Malheureusement, les 10.523 investisseurs Lita vont perdre leur investissement », a indiqué la plateforme, dont le cofondateur et directeur général est Julien Benayoun, selon ici (France Bleu).

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Le tribunal d’Orléans a choisi l’offre de Cédric Meston le 14 octobre

Placée en redressement judiciaire en juin 2026, l’entreprise de La Chapelle-Saint-Mesmin passe sous le contrôle de Cédric Meston, via sa holding Tomé. L’entrepreneur avait déjà repris Tupperware France en 2025.

Son offre maintient 155 emplois sur environ 220. Le second candidat examiné, le groupe Carlesimo, en proposait 129.

La reprise porte sur l’activité de la verrerie. Elle ne reprend pas la dette contractée auprès des épargnants.

Des titres participatifs à 8 % brut, sans garantie du capital

La campagne avait été lancée le 3 novembre 2025, un peu plus d’un an après la transformation de Duralex en Scop, en juillet 2024. Les particuliers pouvaient placer entre 100 et 1 000 euros.

En 48 heures, plus de 20 000 personnes avaient réservé près de 20 millions d’euros d’intentions, selon la Banque des Territoires. Au final, la collecte s’est arrêtée à 7 millions d’euros pour 10 523 souscripteurs, avec une mise moyenne de 372 euros.

Le produit proposé était un titre participatif rémunéré 8 % brut par an sur sept ans. Pour la mise moyenne, cela représentait en théorie environ 30 euros d’intérêts bruts par an.

La documentation de l’offre précisait que ni le capital ni les intérêts n’étaient garantis, et que l’argent serait perdu en cas d’échec de l’entreprise.

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L’article L228-36 du Code de commerce place ces titres en fin de file

Un titre participatif n’est ni une action ni un prêt classique. Selon l’article L228-36 du Code de commerce, il n’est remboursable qu’en cas de liquidation de la société ou, à son initiative, au terme d’un délai minimal de sept ans.

Ces titres font partie des créances de dernier rang : leurs porteurs ne passent qu’après les autres créanciers. Dans une procédure collective, il reste rarement de quoi les rembourser.

C’est ce risque que matérialise l’annonce de Lita.

Une visite d’usine et des produits Duralex en guise de geste

Cédric Meston propose aux souscripteurs une visite du site et des produits Duralex et Tupperware, proportionnés à leur mise initiale, rapporte ici. Les modalités pratiques n’ont pas été détaillées.

Ce geste ne constitue pas un remboursement. Il ne crée aucun droit financier pour les porteurs de titres.

Le parquet d’Orléans enquête sur la gestion de la verrerie

Une enquête du parquet d’Orléans porte sur la gestion de l’entreprise. Des perquisitions ont eu lieu le 3 septembre 2026.

Les anciens dirigeants contestent, par la voix de leur avocat, toute implication dans d’éventuelles malversations. Aucune mise en cause n’a été établie à ce stade.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.