À retenir
- Un policier a été mis en examen pour violences aggravées le mardi 13 octobre, après la blessure d’un lycéen à Tours
- Il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de porter et de détenir un lanceur de balles de défense
- Un second policier, auteur d’un autre tir de LBD le même jour, est placé sous le statut de témoin assisté
- Le lycéen, mineur, a perdu l’usage de son œil droit selon la procureure de Tours, Catherine Sorita-Minard
Au sommaire
La justice tourangelle a mis en examen un policier pour violences aggravées le mardi 13 octobre, deux semaines après la blessure d’un lycéen touché à l’œil par un tir de LBD. Les faits se sont produits le 30 septembre, devant le lycée Balzac de Tours, en marge d’un blocus.
Le fonctionnaire est soupçonné d’être l’auteur du tir. Il est présumé innocent.
Deux tirs de LBD à une minute d’intervalle devant le lycée Balzac
Selon la procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard, les investigations ont établi que deux tirs de LBD ont été effectués à une minute d’écart, par deux policiers différents. Les images de dix caméras-piétons ont été exploitées, d’après Actu17.
Le tir a eu lieu vers 10 h 15, rue d’Entraigues, à proximité de l’établissement.
La procureure indique que les lésions constatées à l’œil sont compatibles avec l’impact d’une balle de défense de ce type.
Quatre policiers entendus en garde à vue le 13 octobre
Quatre fonctionnaires ont été placés en garde à vue le mardi 13 octobre. Le parquet a ouvert le même jour une information judiciaire, confiée à plusieurs juges d’instruction.
À l’issue, le policier soupçonné d’avoir tiré le premier a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Ses obligations comprennent l’interdiction de porter et de posséder un LBD.
Son collègue, auteur du second tir, est ressorti sous le statut de témoin assisté. Ce statut, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen, lui permet d’être assisté d’un avocat et d’accéder au dossier.
Une infirmité permanente attendue après consolidation
Le lycéen a subi un traumatisme de l’œil droit. Une incapacité totale de travail de 30 jours a été fixée.
« Il y aura, après consolidation, infirmité permanente », a déclaré la procureure, citant les conclusions du médecin légiste.
La famille du lycéen avait porté plainte le 4 octobre pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique.
Les juges d’instruction doivent attribuer chaque tir
L’information judiciaire doit déterminer lequel des deux tirs a atteint le lycéen, et dans quelles conditions ils ont été effectués. La mise en examen ne préjuge pas de la culpabilité du policier.
Le blocus du lycée Balzac s’inscrivait dans le mouvement de mobilisation lycéenne qui a touché de nombreux établissements fin septembre. Aucune date de procès n’est fixée à ce stade.
























